Mood

#3615MaVie – A la recherche de soi-même

Vous savez ce qui me rassure dans le fait de tenir un blog ? C’est que même si je ne sais pas parler de moi dans la vraie vie, j’ai posé sur ce blog qui j’étais, j’ai partagé mon évolution, des bouts de mon histoire, j’ai dressé presque sans le savoir une carte de mon identité au détour d’une trentaine d’articles d’humeur, qui m’ont permis de me connaitre davantage en les écrivant, à la façon d’une thérapie, dès lors je me suis montrée telle que je suis, avec une parole la plus libérée possible.

J’ai toujours voulu aller à l’encontre de ce qu’on attendait de nous, cette façon qu’ils ont de nous brimer, de nous imposer une façon de vivre qui serait décente et respectable, quand celles et ceux qui auraient la parole et l’émotion trop faciles seraient de moeurs légères, ou impudiques. Ils ont fait de la pudeur une geôlière, celle des femmes, celles des minorités, celles des personnes qu’on préfère qu’elle se taisent. Elle est celle qui maintient l’ordre établi, qui coupe la parole à ceux qu’on préfère ne pas entendre. J’ai donc la particularité depuis que je suis en âge de parler, de dresser des constats qui dérangent ceux qui maintiennent l’ordre. Mais aussi d’avoir compris que la majorité sous prétexte qu’elle rassemblait le plus de personnes, n’avait pas forcément raison, au contraire.

Pour autant j’ai grandi où j’ai grandi, je sais bien qu’après que ma mère soit partie et ce qui s’en est suivi, ma construction a dû se faire différemment, j’ai notamment développé une grosse propension à la discrétion. J’ai su composer assez tôt entre ce qu’on attendait de moi et qui j’étais, pour dissimuler mon désaccord avec beaucoup de choses foncièrement illogiques, et éviter la moindre forme de rébellion visible. J’avais été assez rejetée, ma docilité assurait ma sécurité. Je pensais être née timide et calme, mon apparente tranquillité est simplement le rempart de ce conflit permanent entre qui je suis et ce que je pense devoir être pour être acceptée.

Je suppose que ma fatalité à moi est alors de passer auprès de certains pour une personne impudique, alors que je fais exactement ce qu’il faut pour mon bien, pour compenser cette muselière que je devais porter, que mon genre, mes origines, et ma différence m’avaient fabriquée. Je constate cependant que ceux qui m’accusent d’impudeur, abordent en général leur vie avec une certaine stratégie d’évitement, il est facile d’être agacé par ceux qui font ce qu’on voudrait faire. Je ne pourrais pas ne pas écrire sur Internet, parce que c’est le moyen pour moi d’exister vraiment, de me montrer pour ce que je suis, c’est une manière pour moi de garder le contrôle dans un monde où la haine est si facile. Si en sachant qui je suis, on ne m’aime pas, ce n’est plus un problème. Quand on est une personne décalée, dans le mauvais sens du terme j’entends, on peut aisément être victime de jugement hâtif et je dois dire qu’il est question d’une de mes plus grandes peurs.

J’ai parfois pensé que j’avais besoin d’être aimée, mais j’ai plutôt besoin qu’on m’aime pour qui je suis, ou qu’on ne m’aime pas, mais alors en connaissance de cause. Il est dur de ne pas être aimée à cause de ce qu’on est, il l’est encore plus de ne pas être aimée sur base d’une idée qu’on se fait de nous.

Durant 30 ans j’ai vécu avec deux maladies et une atypie passées sous silence, qui pourtant une fois détectées semblaient d’une évidence indéniable. C’était là, mais personne n’était apte à le voir. C’en est presque une métaphore de ma place d’enfant.

Il existe une forme de violence qui nous poursuit vous savez. Ce n’est pas notre passé qui nous suit, c’est la violence qui la composait, ses conséquences pourront débarquer en tout temps, sans prévenir, à la façon d’un effet papillon.

Je me suis donnée ce dont j’avais besoin, pour que ces conséquences ne régissent jamais ma vie. J’étais à bonne école pour constater la répercussion d’un traumatisme, l’irrationalité dans laquelle de très mauvaises personnes pouvaient nous faire tomber. S’il y quelque chose qui semble être héréditaire dans les dépressions et les problèmes de santé mentale, c’est qu’il y a une expérience commune quelque part. Si je n’avais pas eu cette clairvoyance d’enfant pour voir ce qui n’allait pas, j’aurais subi moi aussi cette expérience commune. Dans la fratrie de ma mère ils ont presque tous à un moment ou un autre, développé un vrai problème d’addiction : alcool, héroïne. Elle est ses soeurs ont connu des relations d’une violence et d’une toxicité inouïe. Je les ai tous connus dans un flou existentiel, ma mère la première. Cette forme de mal être n’a rien de génétique, n’a rien avoir avec le karma, ou avec une mauvaise chimie du cerveau. Elle a plus avoir avec la fatalité, elle est liée au contexte de vie.

J’ai mis une dizaine d’années à comprendre ce qui avait bien pu arriver à notre famille. J’ai mis 10 ans à faire le deuil de Safir, on avait 6 ans d’écart et sa mort reste à ce jour le plus gros choc de ma vie. Avant je n’aurais pas écrit ça, avant j’étais malheureuse, alors j’emmerde tout ce qu’en pensera. Aucun sort mystique n’avait été jeté sur nous, aucune prophétie n’avait condamné tous nos garçons à la mort. C’est la violence la raison commune, c’est pas un gêne. Dès lors qu’un immigré met le pied en France, il se condamne lui et sa descendance à la violence d’état, institutionnelle, sociale, dès qu’on fait partie de la classe la plus populaire, la violence nous met en autarcie du reste de la société. On n’est pas parqués dans des quartiers éloignés de la ville pour rien, dans des écoles différentes pour rien : loin des yeux, loin du coeur. C’est ce qui nous permet de vivre dans un monde où une grande partie de la population mondiale crève de fin. On les met à distance, on les diabolise, ou pire on minimise leur vie par rapport à la notre, et on a la recette de la xénophobie et de l’indifférence généralisée. Et un peu plus loin celle du fascisme, à laquelle on peut ajouter une preuve que l’Histoire continuera de se répéter à moins de changer l’ordre établi.

Je dis parfois que je dois avoir de la chance avec les mecs, mais si j’ai de la chance dans mes rencontres, c’est uniquement grâce à moi-même de n’être jamais victime des hommes. C’est un principe de vie que peu d’obstacles pourront m’empêcher de suivre, au point qu’avec la justice qu’on a, si je dois faire justice moi même je le ferai.

Je n’ai jamais cru une seule seconde en la reproduction des comportements, en tout cas me concernant : un enfant frappé aurait plus de chance de reproduire des actes de violence avec ses propres enfants. Une fille qui aurait vu sa mère se faire battre se laisserait faire à son tour. Alors oui, si on en suit le mode d’emploi fucked up que nous impose notre société, il y a des chances que cela tourne mal. Un traumatisme devient un plus gros problème s’il est nié, pour autant notre société productiviste nous offre le balais pour le dissimuler ni vu ni connu sous le tapis. Je l’emmerde la société productiviste.

Quand j’ai su que j’avais une myopathie, ce qui aurait pu être le pire jour de ma vie, a été un jour important et salutaire. Je n’ai pas besoin d’être rassurée, j’ai besoin de la vérité, de m’en approcher au plus près, et c’est là que je trouve mon réconfort. Evidemment que c’est malheureux qu’il n’existe aucun traitement, mais le fait est que je sais. J’étais une enfant qui avait toujours eu raison, qui savait que quelque chose clochait, faut dire que j’ai beaucoup souffert à cause de cette maladie orpheline, elle a été le fruit de moqueries, d’insultes, de rejets, venant de ma propre famille parfois, comment cela ne pourra pas déterminer qui je suis ? Ma méfiance, mes complexes d’infériorité, ma colère, mes réactions, mon mépris du déni, … à chaque fois que j’ai su quelque chose qui jusqu’à alors était caché, ma vie a pris un tournant.

La révélation fut telle que ce jour de juin 2018, où on m’a annoncé le nom d’une maladie que j’avais déjà trouvée seule avec mes propres recherches malgré le « 99,98% de garçons » indiqué littéralement sur chaque ressource, j’ai compris avec une assurance que je n’avais jamais eue, que je devais faire confiance à mon instinct, que je pouvais encore me débrider davantage, et m’approcher de ma vérité.

Cela semble étrange à dire, je n’y croyais pas moi-même à ces histoires, et aujourd’hui encore je ne saurais l’expliquer.

J’ai toujours dit que mon vécu avait forgé la personne que j’étais, mais justement si mon vécu et ma myopathie avaient eu tellement d’impact sur qui j’étais devenue, s’il y avait d’autres facteurs désormais je voulais tous les connaitre.

C’est dans cet optique que la troisième condition, qu’on appelle le plus couramment haut potentiel intellectuel, hpi (ou douance) a été détectée chez moi il y a plus d’un an.

Le rapport de cette condition avec « l’intelligence » m’importe peu, je n’ai pas passé 25 ans à travailler sur ma confiance en moi, pour avoir besoin d’une validation extérieure de mon intellect. Je suis une femme racisée, je suis donc, grâce aux hommes blancs, habituée à ce qu’on veuille remettre en question mon intelligence ou mes propos, merci à eux. Tous les diagnostics m’auraient libérée, je voulais juste pouvoir expliquer ce que je vivais et mes comportements qui ne pouvaient plus être qu’une simple affaire de personnalité ou de vécu.

Sa détection a été plutôt été libératrice.

Puis j’ai réfléchi, en réalité il est dur pour moi de dissocier les traits de caractères innés, de ceux dus à mon vécu et mes traumatismes, et de ceux qui pourraient être dus à ce hpi. Par exemple ma résilience ? Pour moi ça venait de mon vécu, maintenant on me dit que c’est classique chez les hpi. Très bien ahaha. Moi je voulais des solutions pour avancer, savoir que j’étais une enfant précoce, c’était pas compliqué à deviner, mais je ne pensais pas que le but de le savoir, était justement de le… savoir et de tout mettre sur le compte du hpi. C’est ce que j’ai beaucoup lu, même dans les témoignages, on se dit qu’on est comme ça et qu’on peut pas faire autrement. Pour moi qui essaye de ne pas trop croire en la fatalité, c’est particulier.

Sur le papier j’avais 1 chance sur 54 millions d’avoir une myopathie symptomatique. Or je n’ai rien pris pour argent comptant, après recherches je sais de source sure que je ne suis pas la seule femme de France, nous sommes des centaines, voire des milliers à avoir vu des médecins nier toute notre vie nos symptômes. Pourquoi ? Parce que la médecine est misogyne.

Sur le papier, 2 à 3% de la population aurait un haut potentiel intellectuel. Est considérée HPI une personne avec QI minimum de 130, sachant que la moyenne se situe entre 85 et 115, et surtout dont le fonctionnement cérébral serait différent. Le QI je m’en fiche pas mal, je m’intéresse surtout au fonctionnement. En matière de psychologie et / ou de charlatanisme, je ne vais pas m’arrêter à ce que disent les professionnels, les blogs et les spécialistes auto proclamés.

Cela induit logiquement que la majorité des HPI ne sont pas détectés, parce que la psychologie et la santé mentale ont longtemps été et sont encore une affaire de personnes aisées, sauf en cas de trouble particulièrement visibles. J’ai lu un peu la blogo « hpi », Twitter, les conversations se font entre blancs de milieux relativement aisés, et personne ne semble remettre ce fait en contexte. Certains se tapent plutôt dessus entre « hpi diagnostiqués par un psy » et « hpi auto diagnostiqués », les uns « voleraient » la souffrance des autres, ce qui m’a laissée plutôt perplexe. Ils sont censés être HPI, vous voyez bien ici que l’intelligence n’est pas qu’une affaire de QI… Un QI non alimenté ne sert pas à grand chose, pour preuve les femmes douées sont sous représentées et nient généralement leur douance (comme je l’ai fait, nous sommes conditionnées hein) et elles ne se sentent pas particulièrement intelligentes (comme je l’ai ressenti jusqu’a 25 ans, avant de comprends certaines choses, la sociologie et la notion de déconstruction ont changé ma vie à vrai dire).

Dans la vraie vie je ne compte pas aborder ce sujet, pour plein de raisons, mais si je n’osais pas en parler beaucoup sur le blog et mes réseaux, c’est pour une raison un peu nulle : la peur qu’on me remette en question. On ne remet pas en question une maladie physique qui avait moins de chance de m’arriver qu’une attaque de requins ou que la mort par foudroiement, alors pourquoi j’avais peur qu’on remette en question un truc qui touche 3 personnes sur 100 ?

Dans les faits il n’est pas question d’être supérieure à qui que ce soit, c’est entre moi et moi cette histoire. Cette condition me permettrait de réfléchir un peu plus vite et d’avoir des visions différentes parfois, ce qui est visible dans mes contenus, et dans mon parcours universitaire, la belle affaire. Moi je consultais aussi pour comprendre pourquoi il m’arrive de me transformer en déchet paranoïaque, susceptible et asocial, qui fait que je me sens comme une personne sans intérêt, pas suffisamment « appréciable » et condamnée à voir ceux qui m’entourent parvenir à construire des relations comme celles dont je rêve. Je consultais parce que je m’endors rarement sans aide extérieure depuis presque 10 ans, car chaque petit évènement peut lancer ma machine infernale durant des jours et des nuits, parce que ma façon de voir certaines choses me rendent incompatible avec mon entourage, et cela n’était pas lié à mon vécu. Et aussi, parce que, ironie du sort, je consomme assez fréquemment du cannabis le soir, et je le rends moins performant mon cerveau, la mémoire à court terme est forcément moins bonne. Ces effets sont toujours moins graves que ceux de l’alcool, la majorité des français sont trop conditionnés pour l’entendre, je fume moins que les français ne boivent et ne prennent d’anxiolytiques héhé.

Je crois que je ne suis pas satisfaite de la réponse, car on on pourrait très bien être HPI, tout en ayant des comportements handicapants qui seraient liés à autre chose… Les données semblent faire un lien entre HPI et autisme, ce qui me perd complètement. Et les données indiquent qu’il y en aurait beaucoup de non détectés surtout chez les femmes. Je constate beaucoup de points communs aux deux conditions mais aussi des différences assez notables. La psy que j’ai vue est une pompe à fric qui ne sait que répéter tout ce qu’on lit sur internet, elle ne m’a aidée en rien et n’a fait que développer ma méfiance, donc je ne sais pas vers qui me tourner. J’ai découvert un monde peu reluisant. Tu m’étonnes qu’en France c’est devenu un sujet de best sellers de gens aisés qui veulent faire du fric. Bref, j’ai l’impression que je ne saurai jamais vraiment LA vérité à ce sujet, mais est-ce bien grave ?

Il y a 10 ans je m’étais renseignée sur les borderline, et la bipolarité, parce que je cherchais d’abord une explication à cette intensité émotionnelle qui me faisait mal presque physiquement parfois, à mes comportements avec les matières, les bruits, les textures, la nourriture,… A cette façon de prendre les choses si à coeur, qui fait qu’on me regarde parfois comme si j’étais bonne pour l’asile. Ou trop fragile, alors que ma plus grande force est mentale. Si j’avais gagné 10 balles à chaque fois qu’on plaisantait en me qualifiant de folle par rapport à mes émotions, ou mes réactions, je roulerais en Porsche. N’importe quelle condition ou pathologie m’aurait convenue, dès lors qu’elle puisse me donner une explication claire.

Mais je ne me reconnaissais pas assez subtilement dans les descriptions de ces pathologies, pourtant on peut facilement s’y méprendre (effet de validation subjective / effet barnum), donc j’ai abandonné l’idée, et jamais je n’aurais été lire de moi même sur les HPI, je mettais ma précocité d’enfant sur le compte de ma curiosité, et j’ai longtemps eu peur d’être une personne bête, d’ailleurs je n’emploierai jamais le terme surdouée. Je pense qu’on devrait supprimer ce mot qui rend les blancs privilégiés les gens un peu cons, on va pas se mentir. J’étais aussi bercée par l’image du surdoué représenté à la télévision… Il y a des termes qui ont perdu tout leur sens et toute leur noblesse à cause de leur mauvaise représentation ! (On est en passe de perdre le mot « laïcité » avec le gouvernement actuel.)

Si mes difficultés n’ont pas disparu car du travail reste à faire, j’ai plus de bienveillance pour moi-même. Je sais que je répète que l’amour de soi implique de se comprendre, mais c’est vrai :D

C’est exactement ce que je veux partager avec vous aujourd’hui : si vous savez que quelque chose « cloche », si vous sentez quelque chose, même si la Terre entière vous a toujours contredit, vous pouvez en découdre : en parlant avec le bon professionnel, la bonne personne, 15 personnes s’il le faut, vous saurez si vous aviez raison, ou si au contraire vous vous faisiez des films, et pourquoi. Voir l’autre, même une personne qu’on aime, s’accomplir ou travailler sur elle peut renvoyer à notre propre incapacité à le faire : en bref il y a des sujets pour lesquels vous pouvez considérer que l’entourage ne sera jamais suffisamment bienveillant ou aidant. Toute parole n’est pas bonne à prendre. Nous restons des êtres imparfaits, et c’est pas grave.

Je suis curieuse d’avoir votre avis sur cette question, et vos retours sur ces notions d’instinct ou d’intuition !

Désormais je suis plus sereine, je ferai donc des petits articles sur les différentes particularités du HPI, qu’on peut tout à faire avoir ou développer si on n’est pas HPI. Cet avis n’engage que moi, se base sur tout ce que j’ai lu, bullshit compris, et sur ce que je sais des gens.

Quand on regarde bien, j’ai tellement parlé de moi et de mon rapport à la vie sur ce blog depuis 2014, que je les ai déjà quasiment toutes évoquées, et beaucoup d’entre vous ont su s’y reconnaitre : le masque (faux self), le rapport à l’autre, les obsessions, l’intolérance à l’injustice, la radicalité parfois, le besoin de logique, l’hypersensibilité, le rapport à l’autorité, etc.
Je ne suis pas en couple avec un HPI, mais avec une personne particulièrement sensible qui a vécu des évènements qui lui suffisent à comprendre ma vision, et parfois à m’y rejoindre. Mon HPI le tire vers le haut et le fait qu’il ne le soit pas me dire vers le haut.

Une ouverture vers l’extérieur, une sensibilité, une capacité d’empathie sont des qualités qui se développent dès lors qu’on n’a pas une pathologie qui l’empêcherait, et elles suffisent pour vouloir se soucier du sens, des valeurs, de la justice, des autres, de la vérité. Je n’ai aucun intérêt à vouloir m’adresser aux collègues HPI en particulier, l’idée est d’arriver à un vivre ensemble ou chacun tire profit de l’autre, sainement. Durant des années j’ai partagé ma façon de penser qui a pu aider des gens, et parfois je me fais aider par quelqu’un qui n’aura justement pas ma façon de penser.

Voilà voilà, je sais que les blogs sont censés être morts et que tout se passe sur Insta, mais c’est pas bien grave, si je me contente d’Insta je ne pourrais pas écrire à continuer ce genre d’articles :)

PEACE, LOVE, DES BISOUS !

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4 Comments

  1. Anonyme

    Hello, je voulais simplement t’adresser ce message suite à ton nouvel article de blog.
    Je te suis depuis plusieurs années et ton point de vue, ta façon d’écrire et tes arguments me permettent de poser des mots sur des pensées qui parfois m’échappent.

    Une fois de plus, aujourd’hui, je lis ton article et je me sens comprise, quelque part. Tu poses des mots sur des émotions, sur des situations, sur des interrogations et ton cheminement de pensées m’aide en quelque sorte.
    Je me retrouve au sein de tes articles, et je me sens vraiment moins seule.

    Merci de partager ces parties de toi, merci de continuer à écrire après tant d’années. Merci aussi, pour les personnes comme moi, de rompre d’une certaine façon ce sentiment d’isolement de pensées.

    Passe une belle journée ✨

  2. Tiffany

    Bonjour,

    Je viens de découvrir ton blog et merci pour ce contenu. Les blogs sont peut-être morts mais quelle bouffée d’oxygène que de lire un propos construit qui ne tient pas sûr quelques slides. Ca fait du bien, ça enrichit, ça fait réfléchir …alors juste merci :)

  3. fred

    Bonjour,

    Petit mot pas voué à la publication, mais je voulais te joindre par DM sur Twitter et je vois que tu as fermé (provisoirement ?) boutique.
    Alors je passe par ici.
    Ce qui m’occasionne de lire cet article qui m’avait échappé en février.
    De rajouter donc un remerciement pour le partage, son acuité, son honnêteté.
    En DM je t’aurais adressé un genre d’encouragement. Car je te voyais monter dans les tours à l’approche de la présidentielle.
    Non pas un encouragement à monter dans les tours !
    Mais ma sympathie, tant sur le fond je me sens solidaire.
    Mon inquiétude aussi – quand monter dans les tours revient à se battre contre des moulins.
    (Je connais ça intimement, un surdosage d’informations affligeantes venues de l’extérieur, de cette société obtuse dont nous faisons partie, dont on voudrait parfois s’extraire à défaut de pouvoir la changer – mais on ne désire pas se replier pour autant sur un espace restreint, cerné, une île trop petite d’affinités et de valeurs essentielles. Bref, on fait comme on peut.)
    Alors peut-être juste trouver à danser le pas de côté ?
    Peut-être se détweeteriser était une décision des plus adaptées. En fait oui, je dirais oui, pour reprendre pied.
    Se préserver, rester vaillante.
    Ton énergie complexe et problématique est précieuse.
    Ta singularité, ce que tu partages, ce qui nous touche et se mêle à nos propres évolutions.
    Ta capacité à initier des prises de conscience.
    Pour ma part je souhaite pouvoir continuer à te lire lors des cinq prochaines années en dépit de tous les découragements prévisibles qui risquent de nous assaillir dans les semaines qui arrivent.
    Courage à nous, courage à toi –
    Fred.

    1. dollyjessy

      Merci beaucoup, je n’ai pas forcément les mots au moment où je te réponds pour réagir à ton message, sache simplement que je suis particulièrement touchée que tu prennes le temps de trouver les mots justes, et touchée par tant te bienveillance. <3

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