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Mood 01 • 05 • 14

Tu veux faire quoi plus tard ?

Préambule: j’aimerais beaucoup avoir votre retour en commentaire, car je ne suis pas sure que ce type d’article ait sa place sur ce blog. Puis je parle vraiment beaucoup de moi, bref il est rédigé depuis 3 mois mais je ne le sentais pas, et puis en cette fête du travail je me dis que c’est l’occasion de pondre un autre article d’humeur ;) J’ai d’ailleurs pensé à supprimer la catégorie « mood », donc n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

L’école a représenté 70% de mon éducation. Comprenez par là que mon avenir professionnel dépendait principalement du système éducatif, mes parents ayant toujours été déconnectés de ma scolarité. Ma grand mère qui m’a élevée ne sachant pas lire, bien qu’elle fut là pour moi en m’inculquant notamment des valeurs capitales, pour mon orientation je me laissais surtout guider par mon feeling, les profs et autres conseillers d’orientation. Certains d’entre vous vont comprendre où je veux en venir avec cet article. J’imagine bien que nous sommes beaucoup à avoir connu ces phases de grand questionnement existentiel quand on se demandait ce qu’on voudrait faire « quand on sera grand ».

Jusqu’au collège tout allait bien. Aucun choix n’était à faire. Arrivée en 3°, j’ai découvert chez moi une particularité qui me suivra toujours, du choix de mes chaussures à celui de ma spécialisation et même jusqu’au choix de la thématique du blog que vous lisez actuellement: celle de détester choisir ! Les conseillers d’éducation ne font souvent qu’empirer le problème, avec leurs tests et questions censés nous orienter vers des domaines faits pour nous. J’aimais déjà tout ce que j’aime aujourd’hui, j’étais vissée à mon ordinateur tout le temps, à mes bouquins et mes Jeune et Jolie (tu saisis la référence de malade ?), avant même la démocratisation d’internet les CD-Rom me fascinaient déjà, je tenais un blog, on me demandait comment j’avais appris à taper aussi vite sur un clavier, mais jamais cette piste professionnelle n’avait été abordée. A croire que dans la vie, pour les adultes tout se résumait à quelques domaines, comme le « commerce », l’enseignement, la médecine, …

Mon besoin de m’assurer une future sécurité financière m’a fait oublier toutes les filières jugées hasardeuses par Madame la conseillère notamment. Il me fallait suivre des études « normales », car j’étais terrifiée par tous les discours donnés ici et là par des adultes censés être là pour nous aider. On entend beaucoup de personnes dire qu’elles ont fait des études pour rassurer leurs parents, en ce qui me concerne je voulais surtout me rassurer moi même ! J’étais confuse, mais les différents conseillers d’éducation ne me prenaient pas au sérieux, quand tu as 15 ans, ils t’assurent que tu vas trouver ta voie, et qu’en attendant il faut travailler à l’école car c’est important. Evidemment qu’avoir de bonnes notes est déterminant pour beaucoup, mais le problème est que dès le plus jeune âge on nous enferme dans des carcans, en nous conditionnant afin qu’on finisse tous par penser qu’il faut faire des études dites sérieuses et avoir de bonnes notes pour avoir un travail (vous avez vu comment sont sous-estimés les CAP par les « grandes personnes » par exemple ? Du grand n’importe quoi..). Mais savoir quel travail ou si on va l’aimer est secondaire, l’objectif principal étant de s’assurer une vie stable pour penser qu’on est heureux, et de suivre une ligne directrice pour penser qu’on est normal. Une sorte de conditionnement définissant une pensée collective qui finit par devenir la nôtre, donne des jeunes de 25 ans qui font leur 35 heures, se marient, font des bébés, s’endettent sur 20 ans et attendent la retraite en oubliant parfois de se poser les bonnes questions. (Bien sûr je caricature, et je ne vois pas forcément les choses comme ça, n’allez pas sauter par la fenêtre si vous avez suivi ce schéma « classique ».) D’ailleurs plus jeune je voulais juste un travail qui me plairait, gagner assez d’argent, une vie de famille digne d’une série télé, avec les parents qui rentrent du travail, s’occupent de leurs enfants et où tout le monde s’assoit autour de la table pour manger dans la bonne humeur. Une vie NO DRAMA, une simple vie utopique heureuse et tranquille.

Puis jusqu’au bac tout allait de nouveau bien. J’avais l’école de qui mon avenir dépendait et qui ferait de moi une ingénieur dans un domaine que j’aimais, et mes autres activités qui relevaient du divertissement. Il était évident pour mon conditionnement moi de continuer dans la voie dite « royale », la voie scientifique qui permet ensuite de « tout faire ». Avec un bac littéraire ou économique je pouvais oublier les écoles d’ingénieur quand avec un bac scientifique je pouvais accéder à tous les domaines, même littéraires ou artistiques si un jour je changeais d’avis. Arriva l’orientation après le bac, après avoir envisagé un bref moment une fac de lettres je m’inscris dans une bonne formation en physique chimie. Pas du tout par dépit pour autant, j’avais des facilités, j’aimais vraiment ces matières au Lycée et je m’imaginais bien chez L’oréal ^^. J’ai fini par me mettre en tête qu’après 2 ans, je tenterais peut-être des concours pour entrer en école de cinéma ou de journalisme, mais il s’agit d’un syndrome qu’on connait tous: celui d’avoir des plans qu’on sait qu’on ne suivra pas, mais qui nous rassurent un peu au fond.

Je me retrouve donc en formation scientifique pendant quelques mois, quand sur ce qui semblait être un coup de tête, je suis allée informée le secrétariat que j’arrêtais. Je n’avais aucune idée de ce que j’allais faire. Me voilà soudain avec 2 mois de retard en licence « culture et communication », dans une fac un peu bobo, à suivre des cours très jouissifs éclectiques (Si cela vous intéresse: Philosophie, Sciences du langage, la Science Fiction en littérature, La criminologie dans la littérature, Ecriture littéraire, Ecriture journalistique, Le surréalisme, Histoire du cinéma, Anthropologie, Sociologie, Théâtre contemporain, Sciences de l’information et de la communication, et Pratiques de la communication avec option web.)

Retour à la réalité, après 2 ans d’enseignements quand il faut faire un choix pour la suite, on nous donne des chiffres sur les situations précaires des intermittents du spectacle et des pigistes, en nous faisant prendre conscience des risques, de la réalité de la concurrence, de la difficulté à percer pour pouvoir vraiment vivre d’activités « culturelles » ou artistiques. Quand tu sers des gens 25h par semaine chez Buffalo Grill pendant tes études, et que ta mère est serveuse dans un PMU puis femme de ménage, ça te permet aussi de prendre conscience de la réalité, ou de paniquer, au choix. Moi, je voulais surtout pouvoir manger, payer mon loyer, ne pas dépendre d’un homme, et quitter le monde des fins de mois difficiles et des factures impayées. J’ai donc progressivement bifurqué, la frustration qui m’a accompagnée tout du long n’était rien comparé à ma crainte de garder une vie similaire à celle que j’avais toujours eu. (Attention, je n’ai pas été enfermée dans une grotte pendant 12 ans hein, je parle bien d’un aspect financier)

Et très honnêtement, on ne peut pas nier que notre « origine sociale » a aussi des conséquences sur notre futur, ceux qui n’ont pas la chance d’avoir des tuteurs aguerris, et qui dépendent du système, n’ont pas autant conscience des possibilités que les jeunes très bien entourés, ou issus d’une famille de cadres supérieurs par exemple. (Ah, cette fameuse égalité des chances, découvrir Bourdieu à la fac a changé ma vie).

Finalement je m’en suis bien sortie. Certes les aspects culturels et artistiques m’ont toujours manqués, et je sens que j’ai perdu la fibre littéraire que j’avais mais j’allais vers quelque chose que j’aimais et pour quoi j’allais être payée. J’ai fini par faire mon premier site web, à toucher à plein de choses en passant du design à l’intégration, sans avoir quel poste exact je voulais occuper. Oui, en France on a aussi cet apriori qui voudrait qu’on soit bon dans UN seul domaine. Mon Master 2 spécialisé en gestion de projet a finalement choisi pour moi l’intitulé de mon métier, je dégote un stage en agence, je finis chef de projet web ce qui me permet de rester une touche à tout, 2 ans plus tard je deviens complètement freelance et finis par ouvrir ce blog. La petite fille qui répondait qu’elle voulait avoir une vie normale et être heureuse quand on lui demandait ce qu’elle voulait faire plus tard, serait aujourd’hui satisfaite. Même si depuis quelques mois j’ai un peu l’impression de nouveau être en cours de chimie, d’aimer ce que je fais, mais de passer à côté d’un truc. Mais sait-on vraiment un jour si la direction qu’on a prise est la bonne ? Vous avez 4 heures.

J’ai eu un peu chance, le « système » m’a tout de même bien aidée, mais si je n’avais pas fait toutes ces bifurcations tantôt hasardeuses, tantôt stratégiques, et si j’avais suivi les résultats de mes tests d’orientation, j’aurais pu finir dans n’importe quel domaine, assise dans n’importe quel bureau à faire un job peut-être sympa mais que je n’aurais pas nécessairement choisi. Un tas de personnes sont heureuses de faire le job qu’elles font, mais si vous leur demandez comment elles sont arrivées là, elle vous répondront souvent que c’est arrivé par la force des choses.

Alors aujourd’hui je tiens à remercier nos bons vieux CPE (conseillers principaux d’éducation), la gentille dame qui voulait qu’on mette des croix dans des petites cases, justement parce qu’elle non plus ne savait pas quelle case cocher quand elle était plus jeune, et tous les adultes qui tentaient de gérer tout un troupeau en ignorant parfois les brebis égarées que nous étions, de n’avoir servi à rien dans tout ça.

Cher lecteur si tu es CPE ou conseiller d’orientation, ce n’est pas contre toi, tu es peut-être génial mais je n’ai pas eu la chance de croiser ta route.

Et vous, si vous deviez faire le point sur votre travail en ce premier mai ? Comment s’est déroulé votre parcours ? Avez-vous eu de bons conseils durant votre scolarité ? Vos parents ont-ils déjà tenté de se suicider quand vous leur avez annoncé que vous vouliez faire un CAP pâtisserie ? Quel est le discours le plus stupide que vous ayez entendu ? Bref, je suis curieuse de connaitre votre point de vue sur le sujet mes petits coeurs de belin ;)

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U

66 commentaires

  1. Alors déjà moi je tiens à dire que cet article à tout à fait sa place sur ton blog et que j’ai adoré le lire de bout en bout!

    Comme je connais cette angoisse de la décision à prendre absolument en troisième pour conditionner ton avenir sur les cinquante prochaines années.

    J’ai attendu d’avoir 20 ans pour savoir réellement ce que je voulais faire et combien d’heures d’angoisse et de crise de panique (que vais-je devenir ? Qui suis-je ? je suis nulle je n’aime rien, je ne suis pas douée…)..

    Et puis un jour, je buvais un café avec ma tante, et au détour d’une conversation anodine elle a lâchée la phrase qui a tout changé : « Tu sais je te verrais bien dans le journalisme ».

    Alors oui, elle m’imaginait à l’époque dans une rédaction de magazine féminin, aujourd’hui j’en suis très loin, je fais de la radio et mes sujets de prédilection sont loin d’être glamours, mais je me lève tous les matins avec l’envie d’y aller.

    Pour ce qui est du reste, la maison, les enfants, le chien et tout le reste, c’est un rêve de petite fille qui s’estompe à mesure que je grandis et je m’en éloigne à grand pas pour un modèle de vie qui me

    Ps: j’adore ton blog, bonne continuation

    Cathy
    Des bisous

    Cathy

    1. dollyjessy dit :

      C’est gentil, merci ! Je pense que très peu de personnes savent ce qu’elles veulent faire avant 20 ans, mais c’est ce qu’on devrait nous faire comprendre quand on panique. Ton commentaire est très inspirant merci de partager ton expérience avec nous Cathy :) Bonne continuation à toi aussi.

  2. Il est super ton article et me parle beaucoup. Par contre je ne pense pas forcément que le cadre social définit par la suite ton avenir. Y a qu’à regarder chez nous, ma mère est ouvrière, moi j’ai arrêté les cours jeune et mon frère poursuit un master.
    C’est aussi une question d’envie, de savoir ce que l’on souhaite et de motivation.

    Pour ma part j’ai moi-même été très mal conseillé à ma troisième. Mais alors vraiment très mal et aujourd’hui encore on me dit que c’est « gamin » de mettre la faute sur une conseillère d’éducation. Et pourtant.. Je savais ce que je voulais faire dès ma troisième, designer industriel et toucher à tout, mobilier, cosmétique, téléphonie.. On m’a alors dirigé vers un Bac Littéraire spécialité Arts-Plastiques en m’assurant que c’était la bonne voie. Ben voyons! Un bac STD2A (arts appliqués) aurait été évident pour eux! Mais non, c’était un collège ZEP qui en avait peut-être un peu marre des trois quarts de branleurs et qui ont préférés me foutre dans le lycée d’à côté sans vraiment se donner la peine sur mon avenir. Et comme une idiote m’ont dit certains je n’ai pas cherché plus loin que le bout de mon nez. Une fois au lycée je ne me doutais pas que la voie que je prenais ne me servirait à rien. Arrivée en terminale on doit se préparer à déposer nos dossiers dans les futures écoles.. Et c’est là que j’ai déchantée, je me suis rendu compte que mon bac L spé’ Arts n’était que du flanc. Il me fallait faire une MANA (mise à niveau) avant de pouvoir réellement entamer le cursus. Est-ce que je dois vous dire combien les places sont limitées dans les écoles publiques d’Arts? Combien c’est difficile d’y rentrer et le prix des écoles privées?

    J’étais tellement démoralisée que j’ai faillit ne pas avoir mon bac car aucune école n’avait retenue ma candidature. J’ai arrêtée l’école, travaillé, puis je suis retournée à la fac pour reprendre un rythme scolaire, me donner un semblant d’instruction tout en restant dans ma branche ne sachant que faire de mon avenir proche. Je n’ai pas eue ma licence, j’en ai recommencé une autre un peu comme la moitié des ploucs à la fac qui y sont pour se donner une « image » ou comme moi pour ne pas décrocher. La période la plus difficile de ma vie car je ne me voyais pas faire un autre métier. J’ai cherché dans tous les domaines, je ne m’y retrouvais dans aucun. A côté de ça je travaillais et dieu sait combien il est difficile d’arrêter de travailler pendant les études quand on a pris goût à avoir un revenu quel qui soit.

    Aujourd’hui je me dis que j’ai été très mal conseillée, que ma mère qui était derrière moi pour les études ne m’a pas forcément guidé dans mon cursus et je ne lui en veut pas, c’est aux CPE et conseillers de faire ce travail-là. Je me dis aussi que j’ai baissé les bras trop vite, que finalement je ne saurai jamais sûre de ce que je veux faire même si aujourd’hui j’ai un projet concret. Au fond mon plus grand bonheur serait de m’épanouir à travers une multitude de métiers, tout découvrir et apprendre constamment. Oui je suis une rêveuse pas toi?^^

    Bravo pour ton freelance, ton toi du passé serait fière de ton parcours car au fond ta réussite tu ne l’a doit qu’à toi et c’est ça le plus beau.
    Bisous

    1. dollyjessy dit :

      Oui et non, je connais des tas de famille provenant de milieux précaires dont les enfants poursuivent des études longues, ce n’est pas ce que je veux dire. Tu remets en cause ton collège ZEP, dans lequel tu ne serais jamais allée si tu venais d’un autre milieu social donc finalement le cadre social est en partie déterminant :) Bourdieu a très bien abordé ce sujet si cela t’intéresse !
      Malheureusement les conseillers ne peuvent pas choisir pour nous pour autant, même si dans ton cas tu sembles en effet avoir été mal conseillée. Héhé je comprends tout à fait ce que tu dis à la fin ;) Merci beaucoup pour ton commentaire, à très vite Carmen.

  3. Cynthia dit :

    J’adore ce post ! Merci de partager ton vécu !

    Je me suis aussi retrouvée dans cette angoisse du « qu’est ce que je vais faire plus tard ? ». Je n’ai jamais eu de bons conseils, mais j’en ai suivi de très mauvais.

    Je me rappelle en fin de terminale lorsque j’ai dis à une prof que je me voyais être Commerciale (mon métier actuel haha), elle m’a rétorqué qu’elle en me voyait pas du tout là dedans. J’étais jeune, j’ai écouté ses conseils en suivant une autre voie (que j’ai détesté dès le premier jour). Ce fut un moment assez pénible à vivre parce que je ne me sentais pas à ma place. Finalement, j’ai tout arrêter pour reprendre les études que JE voulais et tout se passe à merveille. Même si je n’ai pas de Master, je n’ai jamais galérer pour trouver du boulot (contre pas mal de mes amis qui ont fait des masters divers à la fac..). Moralité : écouter vos envies personnelles et non les avis extérieurs.

    J’aurai tendance à dire que malheureusement la pression sociale et l’éducation font que beaucoup se tournent vers des études qui ne leur plaisent pas en brimant leurs réelles envies et c’est dommage. On ne met pas assez en valeur les parcours de freelancer/ entrepreneur, or de plus en plus de jeunes se lancent là dedans. Je pense sincèrement que ces deux schémas méritent leur place lors du choix de l’orientation. De plus en plus de jeunes sont des « slashers », c’est une réalité.

    De plus, actuellement les études ne sont plus du tout synonymes de réussite. J’ai l’impression que les professeurs orientent les élèves vers de grandes études bac+ 5 parce que c’est leur modèle « à eux » (formation pour être prof) et non la réalité du marché ou bien le schéma qui correspondrait plus à l’élève.

    C’est un sujet qui touche beaucoup de jeunes, merci de l’avoir mis en valeur.

    1. dollyjessy dit :

      Merci pour ton excellent commentaire Cynthia, tu as tout à fait raison je n’ai rien à ajouter ! Si ce n’est que les gens « qui ne nous voient pas là dedans », et bien on s’en fiche. Personnellement personne ne me voit telle que je suis réellement (si ce n’est pas soeur et mon mari) même si j’ai l’air d’être très extravertie donc en effet prendre en considération la perception des autres est très risqué. Tu as eu bien raison de t’écouter ;) Des bises, à très vite.

  4. Ah non, tu gardes la catégorie « Mood » de ton blog voyons ! J’aime bien ce genre d’articles qui te permet d’en savoir quand même un peu plus sur la personne, sans être trop indiscret non plus. Et celui-ci me plait beaucoup, je m’y reconnais totalement (comme pas mal de monde je pense).

    Je me souviens qu’en 3e, après avoir fait le fameux questionnaire avec les cases à cocher, on me disait d’aller dans un lycée avec une option musique (je ne quittais pas mon violon à l’époque, j’aurais bien bossé dedans. Même si avec du recul, ça ne m’aurait pas plu je pense). J’ai décidé de ne pas le faire et de partir dans un lycée général, et de faire un bac L même si c’était mal vu (parce que comme tu dis, le bac S ouvre toutes les portes). Et en terminale, grosse envie de tenter les concours infirmiers. Mais beaucoup de profs ont voulu m’en empêcher, vu que je n’étais pas en S (alors que les concours sont basés sur de la logique, des maths, du français et de la culture générale. Et que les cours permettent de revoir les bases). Bref, après les concours, j’ai juste entamé 6 mois dans ma première année à l’IFSI vu que ça ne me plaisait pas. Puis j’ai tenté une licence d’information et communication qui touche à sa fin. Même si les cours en eux-même étaient intéressants, je suis contente d’avoir pu tester moi-même des choses à côté (comme mon blog) et me faire une petite expérience. J’entame un stage depuis le début de la semaine qui se veut très prometteur, avec une embauche sûre au bout. De quoi rassurer la fille stressée par l’avenir qui sommeille en moi !

    En tout cas, j’ai trouvé ton article vraiment très juste. Ton parcours est impressionnant, la mini-toi du passé serait fière ! :)

    1. dollyjessy dit :

      Oh c’est top Victoria ! J’espère que tout se passera bien, merci beaucoup pour ton commentaire ;)

  5. Célia dit :

    Cet article me parle tellement. Il a tout a fait sa place sur ton blog :)

    Alors moi aussi je veux remercier le CPE, les conseillères d’orientations, les profs… sans qui je ferais peut être aujourd’hui un métier dans lequel je m’épanouirais.

    J’ai d’abord fait un bac L, qui m’a été imposé par mon établissement. Je rêvais de bac sms mais vois-tu, il leur manquait une seule personne pour ouvrir une classe littéraire et j’étais la seule à avoir de bons résultats dans les différentes matières demandées… J’ai donc passé mon bac sans accroc, mais sans trop savoir ce que j’allais faire là dedans. La cosmétologie étant plus forte que mon attrait pour la philosophie, j’ai bifurqué après l’examen dans un CAP esthétique que j’ai eu haut la main. Mais l’envers du décor ne m’a pas bien plus.
    Je me suis donc retrouvée à ne plus trop savoir quoi faire, et à aller faire une année de fac, en touriste, en LLCE. Je n’ai même pas fini l’année. J’avais alors 20 ans et il fallait bien que je me nourrisse et puisse payer mes factures. Aujourd’hui, je suis donc vendeuse depuis 5 ans (bientôt 6).

    Mais voilà, je n’ai jamais choisi ce métier, et aujourd’hui je ne rêve que de rédaction web, d’infographie et de tout ce qui touche à ces domaines. Ah oui, je n’ai pas précisé qu’étant plus jeune, je passais ma vie à dessiner, écrire et zoner sur l’ordinateur, mais comme toi personne n’a jugé utile que je pourrais en faire mon avenir.
    A 26 ans, c’est très difficile de bifurquer vers ce métier (longues années d’études), ce qui est très injuste alors que je pense avoir enfin trouvé ma voie.
    Mais je ne désespère pas ! (et envie à mourir ton job ;) )

    1. dollyjessy dit :

      Malheureusement même avec de bons CPE et conseillers nous ne sommes pas à l’abris de réaliser qu’on a choisi une voie qui ne nous convient pas. Comme tu le dis tu aimais la cosmeto, donc tu as suivi une formation assez logique finalement, je ne suis pas sure qu’un conseiller te l’aurait évité. Quoi qu’il en soit si ça peut te rassurer tu n’es pas obligée de faire de longues études, si tu arrives à te dégager un peu de temps pour être autodidacte tu sauras vite si une reconversion est une voie possible :) Rédaction web ? Pourquoi ne pas envoyer un texte à Mademoizelle, ou proposer ta plume à un des nombreux blogs collaboratifs qui existent ? Certes tu ne seras pas payée, mais tu pourras essayer et t’ouvrir des possibilités. (Et tu seras très contente de voir qu’un article sur lequel tu auras passé du temps est publié, crois moi ça vaut le coup !) Des bises Célia, à très vite.

  6. Ophélie dit :

    Salut,
    d’abord, garde ta catégorie Mood!!!!! Parce que j’aime bien te lire, tu écris naturellement, tu n’as pas peur de donner ton avis et c’est ce qui rajoute ce petit plus à ton blog :)
    Ensuite, mon parcours… alors, j’ai eu un parcours très scolaire et très cadré (qui n’est pas du tout terminé). Très bonnes notes au collège, Bac S avec mention, et maintenant, 2ème année de médecine ^^ . Et pourtant, je surfe sur les blogs mode, de photographie et lifestyle depuis, oh au moins 5-6 ans, en rêvant de m’en créer un. (bon j’en avais ouvert un quand j’étais jeune, mais j’ai arrêté, j’ai pas osé continuer je crois, puis j’étais trop jeune maintenant que j’y pense).
    Très souvent, pendant mes longues périodes de révisions, comme en ce moment, quand je passe la journée assise sur mon bureau un 1er mai à réviser, je rêve d’autre chose, de prendre des photos, des vidéos, d’ouvrir un blog, de partager ce que j’aime..
    Mais quand, je pars en stage ou en formation pour mes études, ou quand je regarde Grey’s Anatomy et que je comprends (presque) tout les termes médicaux, je sais que j’ai choisis la bonne voie (je déconne pour Grey’s Anatomy quand même ^^). Et je pense que plus tard (dans très très longtemps), quand j’aurais mon diplôme, et que je travaillerais dans la spécialité que j’aurais choisi, je serais très heureuse et je sais que j’aurais les mêmes passions qu’aujourd’hui et peut-être qu’un jour, j’oserais leur laisser une petite place dans un blog :)

    De toute façon, comme tu le dis très bien dan ton article, le plus important est de faire ce que l’on aime. ;)

    Je crois que ton article m’a bien inspiré!!
    Continue ton blog, il est top :)
    Bise.

    1. dollyjessy dit :

      Merci beaucoup Ophélie, mais c’est justement parce que je donne trop facilement mon avis que j’hésite à garder cette catégorie. On a beau dire, mais les blogs lifestyle/mode qui perdurent sont ceux qui restent un minimum « lisses ». Partager une tenue qui ne plait pas à tout le monde n’a pas le même impact que partager un avis (sur un sujet sérieux) qui ne plait pas à tout le monde ^^ Enfin le lifestyle comme son nom l’indique doit refléter un mode de vie donc ok pour montrer des vêtements, des recettes, des DIY, d’envoyer des es ondes positives et des jolies choses, mais aussi refléter un mode de pensée, donc bon tout est relatif :)

      La médecine est une très belle voie, à vrai dire elle fait partie de celles que j’ai envisagées mais je n’étais pas prête à fournir la charge de travail qu’elle demandait. J’admire donc ta motivation, et je te souhaite tout le courage qu’il faut pour arriver au bout. Il y a peu je suis tombée sur le blog beauté d’une dentiste, donc rien ne t’empêche de le faire, quand tu auras un peu de temps ;) Des bises à bientôt (ravie si j’ai pu t’inspirer ne serait-ce qu’un petit peu) !

  7. Marion dit :

    J’adore ce genre d’article, ne supprime surtout pas ta catégorie « Mood » (déjà que je découvre tout juste alors si en plus je loupe des trucs, je ne suis pas d’accord hihi :D).
    Je me retrouve beaucoup à travers ce que tu as écrit. Je suis en 2e année de licence de communication, et clairement, l’avenir, ça me fou la trouille ! D’autant plus que je n’ai pas grand monde dans mon entourage sachant réellement me guider. Je suis la première de ma famille à faire de longues études, alors forcément, ça ne leur parle pas trop. J’ai eu et j’ai toujours le droit à cette fameuse question fatale du « tu comptes faire quoi après ta licence? » de la part des gens que je rencontre. A chaque fois, j’ai mal au ventre, parce que je sais que la réponse, je ne suis même pas sûre de la connaître. Je réponds des choses floues comme « l’événementiel, le marketing », le tout en précisant que le secteur des cosmétiques et de la mode me branche pas mal. Mais, au fond, j’en sais strictement rien. Du coup, je cherche, je regarde les Master, sauf que des écoles il y en a plein.. Je regarde les offres d’emploi susceptibles de m’intéresser en m’arrêtant sur les qualifications requises. Je discute avec mes copines de fac, qui sont plus ou moins dans la même galère que moi, avec mon copain, qui tente de me rassurer alors que lui, sa route est quasiment déjà toute tracée.
    Bref, moi non plus je n’ai pas envie de tomber dans une routine et d’avoir une vie « classique », mais je crois que c’est impossible de le savoir à l’avance et ça, je le verrais bien d’ici les années à venir..
    Merci pour cet article pleine de vérité en tout cas, ça fait plaisir de voir que je ne suis pas la seule à penser tout ça ;)
    Bisouuus.

    1. dollyjessy dit :

      Tu évoques le problème de la plupart des gens qui font des études finalement. On fait des études sans savoir exactement quelle est la prochaine étape. Si ça peut te rassurer, c’est normal ^^ Ce n’est pas vraiment ton diplôme final qui déterminera le domaine dans lequel tu vas vraiment bosser. Les études sont vraiment facultatives après une licence, si tu trouves un job cool dans lequel te faire une expérience, ce sera aussi formateur que si tu fais un master. A vrai dire notre premier boulot n’est pas souvent le boulot qu’on aura toujours. Heureusement, surtout en communication, on peut toujours prendre quelques passerelles pour tâter le terrain. Choisis surtout bien tes stages et des premiers jobs, afin de toucher à la fois du marketing, de l’évènementiel, du web, c’est là que tu auras tes réponses (enfin tes premières réponses :)). Oula je déteste avoir ce genre de discours paternalistes, ce n’est pas du tout mon intention sache le ;) Des bises à bientôt Marion !

  8. sardine dit :

    C’est malheureux pour ces pauvres cpe,mais ce que tu nous dis confirme mon vecu.4 enfants et 4 mauvais(mais vraiment mauvais!!)conseils.a croire qu’ils ne reflechissent meme pas.bref,j’ai bien aimé ton sujet mais reste dubitative sur leur intérêt.malheureusement pour certains enfants qui n’ont pas de parents encadreurs(!!)ils ont un grand pouvoir…la preuve.

    1. dollyjessy dit :

      Désolée pour tes enfants, j’espère qu’ils s’en sortent tout de même bien :)

  9. Preciously Me dit :

    Tout d’abord j’adore ton blog (mais ça peut-être pas besoin de le mentionner car sinon je ne serais pas là en train de répondre à ton super article…)
    Mais bon, je tenais tout de même à le préciser et ça fait toujours du bien d’entendre des choses positives, non ?
    Bref, merci pour ton article et pour partager ton vécu. Etrangement je me reconnais un peu voire même beaucoup dans ton histoire et à lire les commentaires je ne suis pas la seule. Et oui, je suis une autre de ces brebis égarée que l’on a conduite avec le reste du troupeau. Je suis un peu plus âgée que toi mais j’ai également rencontré cette chère Madame la conseillère d’orientation. Malheureusement je pense que c’était encore pire pour moi car je suis de cette génération où l’on nous demandait ce que l’on voulais faire mais sans en tenir compte. Le but était en fait de nous faire croire que l’on pouvait choisir. Mais en fin de compte on nous dirigeait dans les filières où « il y avait de la place ». Combien de fois j’ai entendu « Nous ne faites surtout pas ça, il n’y a aucun débouché », « Pas ça non plus c’est pire », ou bien « Non, là c’est impossible pour vous, vous comprenez » et on nous sortait une raison qui n’en était pas vraiment une. « Moi je vous conseillerais ça, c’est parfait pour vous. Vous aller voir vous allez aimer… » On est jeune que ce soit au collège ou au lycée et on fait confiance à ces adultes qui sont censés être là pour nous guider et non améliorer les taux de remplissage des filières où personne ne veut aller. Mais une fois adulte, le système ne change pas vraiment si l’on réfléchit bien. Si vous allez faire un petit tour du côté du pôle emploi, il y a une très courte liste de formations sont prises en charge. Et lesquelles me direz-vous ? Celles où personne ne veut aller encore une fois, ces « secteurs qui recrutent » comme secrétaire médicale ou le bâtiment. Si vous envisagez de faire autre chose ça va être très compliqué si ce n’est impossible.
    Pour ma part, j’ai toujours aimé la déco mais à l’époque (et c’est encore le cas aujourd’hui en France malheureusement) cela était assez élitiste. Oui, je suis convaincue qu’en France la classe sociale et nos origines sont déterminantes pour notre vie professionnelle. Il faudra encore quelques années pour changer tout ça mais ça reste vrai aujourd’hui encore. Car même si tout le monde peut maintenant faire de grandes études, trouver un bon poste par la suite dépendra forcément de notre origine sociale et bien entendu de notre réseau » (et par là je veux aussi dire réseau familial).
    Tout ça pour dire que bien évidemment la déco il n’en était pas question et il y a quelques années encore cela n’existait même pas pour ces chers conseillers. J’ai donc été dirigée vers la Fac, car oui j’avais des facilités en Langues notamment. J’ai été jusqu’au bout du Master mais pour quoi après… Faire un métier que je n’aimais pas bien évidemment et qui en plus n’avait rien à voir non plus avec mon cursus universitaire. Mais on apprend vite que vu la situation économique, il ne faut pas être trop exigeant en matière de boulot. Prendre ce que l’on trouve et se réjouir si c’est un CDI, car combien de personnes rêveraient d’être à notre place… Comme ça en plus, on culpabilise de ne pas aimer son travail ! C’est déjà dur vers 25 ans après avoir fini ses études et que l’on se rend compte que l’on aurait du faire les choses autrement. Mais c’est encore plus dur dix ans plus tard quand on réalise que l’on ne vit pas du tout la vie que l’on a rêvée ! Et là on se lève un matin et on a envie de tout plaquer : boulot, appart… un besoin de quelque chose de nouveau on tout est possible. Un besoin d’ailleurs et c’est ce que j’ai fait. Avec quelques années de retard certes (comme quoi aussi il n’est jamais trop tard) mais j’ai laissé tout ça derrière pour essayer de rêver ma vie ailleurs…
    En tout cas, Félicitations à toi de t’être lancée en freelance ! Et aussi un grand merci à toi pour partager avec nous tes humeurs, tes jolies vidéos, tes délicieuses recettes… ♥

    1. dollyjessy dit :

      Merci beaucoup ! Certes notre origine sociale a un sacré impact mais nous avons tous la possibilité de passer outre. Tu soulèves de nombreux points pertinents, on nous fait peur parce que la situation économique est ce qu’elle est… et pour beaucoup il n’est pas facile d’avoir un CDI dans un domaine que l’on aime, donc c’est compréhensible mais c’est dommage d’angoisser des jeunes au commencement de leur vie d’adulte. Pôle emploi est un autre sujet, sur lequel je ne pense pas vouloir me pencher étant donné de la complexité de la réalité des demandeurs d’emploi. D’autant que nous avons beaucoup de chance en France avec ce système d’aide au retour à l’emploi, malheureusement beaucoup finissent par en profiter et gangréner un peu plus notre jolie société, au point de donner une mauvaise image à des gens qui sont là pour nous aider, enfin comme je disais, sujet compliqué… :) Je suis contente de voir que tu as su bifurquer, belle continuation et merci pour ton gentil commentaire ;) Des bises.

  10. Sofialine dit :

    Hello !

    /!\ Attention, long commentaire /!\

    Tout d’abord, saches que j’ai apprécié ton article, vraiment :)

    Je ne comprends pas pourquoi tu sembles demander la « permission » d’écrire ce type de billets… C’est ton blog, ton espace à toi, après tout, tu écris ce que tu veux et les gens n’ont qu’à ne pas lire si ça ne les intéresse pas ^__^ Y en aura toujours à qui ça plaira et d’autres à qui ça ne plaira pas :)

    Je te dis ça car je suis moi-même, tout le temps, en train de me cacher… J’ai toujours rêvé de tenir un blog sans jamais franchir le pas car j’avais peur de ce qu’on dirait de mes posts, toujours adoré dessiner et écrire mais je n’ai jamais montré mes « œuvres » (xD) à personne de peur que quelqu’un trouve ça « nul »… Même si 36 000 personnes trouvent ça génial et qu’une non, bah…

    Enfin bref ! Tout ça pour t’encourager à écrire ce genre de billets :) Je les aime bien, moi ! =)

    Sinon, la liste des cours que tu as eu m’a faite saliver… Si seulement je ne faisais pas partie de ces personnes qui font des études pour rassurer leurs parents ! J’ai fait ingénieur (comme tu dis, j’avais quelques facilités) mais mon rêve de toujours a été d’être journaliste, de vivre à l’autre bout du monde en faisant des reportages captivants, de vivre et narrer l’Histoire en direct. Je crois que je ne regrette pas puisque je bosse dans le web aujourd’hui et que ça aussi, j’adore (j’ai attrapé le virus de faire des sites web à 8 ans ^^) mais bon… Si jamais j’ai des enfants, je les encouragerai à faire ce qu’ils veulent. Après tout, les gens doués et épanouis finissent toujours par faire carrière ou, dans le pire des cas (:D) à être plus heureux que celles qu’on a coincées derrière un bureau, non ?

    Malheureusement pour moi, j’ai grandi au Maroc où si tu ne fais pas ingénieur ou une grande école de commerce, tu as peu de chances d’espérer toucher un quelconque salaire dans ta vie. Etre une fille n’est pas un problème là bas (pendant la scolarité, tout du moins, car elles réussissent généralement mieux) mais ne pas être le « meilleur », c’est tout autre chose. Pour t’en sortir, tu as le choix entre 3 écoles d’ingénieurs (dont une militaire), une faculté de médecine, une école d’architecture et deux écoles de commerce. Soit un millier de places à tout casser contre 10 fois plus qui réussissent leur bac’. Si tu ne fais pas ces écoles là en particulier, tu vivras toute ta vie comme un paria, quelqu’un qui n’a pas réussi. Alors, la seule solution est d’aller en France (ou tout autre pays au système éducatif assez « connu » comme les USA ou l’Angleterre ou… Rien d’autre… Oui, parce que faire médecine en Russie te condamne à devenir ambulancier chez nous, si tu tiens absolument à rester dans le domaine médical ^^) et faire de bonnes écoles dont on a déjà entendu parler…

    Alors, aujourd’hui, à peine sortie de mes études, mon CDI en poche, je comprends mieux le regard outré et triste de ma mère quand je lui ai annoncé que je voulais devenir journaliste… C’était son rêve à elle aussi et, tout comme moi, elle a dû y renoncer. Un mal pour un bien et des choix qu’on a fait pour moi que, finalement, je ne regrette pas du tout :)

    Voili voilou pour moi ^__^

    PS : Attention, la critique du système éducatif de mon pays était aussi objective que possible… Cela n’empêche que j’adore mon Maroc et que je retournerai y vivre et y élever mes enfants et les envoyer dans ses écoles :D

    1. dollyjessy dit :

      En raison de mes origines je comprends parfaitement la problématique que vous pouvez rencontrez dans ce type de pays, qui malgré tous les progrès accomplis n’offrent pas les possibilités que nous avons en France… Ton parcours est donc d’autant plus admirable, c’est super de le partager avec nous. Merci pour ton commentaire. (En effet je semble demander la permission, mais sans vous ce blog ne serait finalement pas ce qu’il est donc j’aime vous impliquer dans son évolution. Cela dit tu as tout à fait raison, je vais arrêter de me poser tant de questions ;))

  11. chris dit :

    Chère Dolly Jessy,

    Ton article tombe à pic avec mon état d’esprit actuel :P.
    En effet j’ai un parcours atypique: bac STG, Cap esthétique, BTS Commerce, Licence en Ressources humaines . En ce moment j’aide des élèves handicapées au sein d’un collège et reprend en septembre en master de l’enseignement pour être prof.
    Douter et me remettre en question trop souvent explique mon cursus, parcours enrichissant qui a évolué selon mes aspirations. Je sais l’expliquer pour moi il ne me paraît pas si incohérent. Et puis il est nécessaire de tester des choses pour savoir réellement ce que l’on veut faire.
    Les conseillers d’orientation veulent nous guider mais honnêtement déjà à 15 ans c’est dur de savoir ce que l’on veut faire mais même aujourd’hui à 25 ans je ne dirais pas que je suis sûre à 100% que le métier de prof est ce qui m’épanouira. Mais il faut essayer, se lancer, et admettre aussi que un métier qui t’apporte 100 % de satisfaction est dur à trouver aujourd’hui. Ou alors simplement pour moi parce que je me lasse des choses, je suis perpétuellement à la recherche de quelque chose, toujours des objectifs et des projets différents. Oulala c’est épuisant d’être comme çà mais je crois que les recruteurs nous appellent la génération Y , ces caractéristiques font partie de notre génération.
    On nous stigmatise parce que on recherche plus l’épanouissement personnel qu’un travail pour se nourrir.Notre génération ne restera pas 30 ans dans la même entreprise comme nos parents parce que ce n’est pas forcément nos aspirations et la société actuelle ne nous le permet pas non plus.
    Ces formations et expériences pro font de toi ce que tu es, c’est ton vécu, ton expérience il ne faut pas regretter certains choix, quand un choix est à faire il y a toujours l’un qui est mieux que l’autre selon le regard que l’on porte sur la décision et l’on est souvent amenés à se dire ah si j’avais su j’aurais choisi çà j’aurais fait çà!
    Mais serais tu là où tu en es actuellement?
    P.S: désolé pour ce commentaire long et très personnel
    Bonne continuation à toi

    1. dollyjessy dit :

      Ne t’excuse pas pour ton commentaire Chris, il est top, merci de partager ton expérience. Tu soulèves plusieurs points pertinents, entre 15 ans et 25 ans notre personnalité se forge donc on ne peut pas forcément continuer dans la direction de départ sans se poser de questions. Je réalise que j’aurais dû aborder ce point dans l’article, qui au final donne l’impression que je mets la faute uniquement sur les CPE. Je ne leur reproche pas de ne pas savoir nous guider dans la bonne voie, mais de nous laisser prendre des décisions sans nous faire prendre conscience des possibilité et nous faire comprendre que tout est une question d’évolution. Et bien vu pour l’effet générationnel, je n’aurais pas dit mieux ;) A bientôt !

  12. Très intéressant cet article, ne supprime pas cette catégorie de ton blog, je l’aime autant que tes recettes sucrées !
    De mon côté, on va dire que j’ai suivi un parcours scolaire plutôt « classique ». Etant donné que, comme toi, je ne suis pas issue d’une famille de cadres supérieurs du quartier de la Défense (je caricature, je ne suis pas parisienne de toute façon :), la fac était la seule vraie voie possible pour faire des études supérieures. Maintenant, cela fait bientôt 3 ans que j’ai un Master II de droit et je continue à galérer pour trouver un bon travail … Je suis toujours un CDD (ouf ! c’est mieux que rien) mais c’est vrai que nos origines sociales ont aussi un rôle important à la sortie des études, car devenir juriste quand on n’a pas d’avocat d’affaire ou de vieux notaire dans la famille, et bien, c’est pas évident. C’est malheureusement un monde fermé où les diplômes ne suffisent pas pour entrer !
    Bon weekend !
    Bises
    Laura

    1. dollyjessy dit :

      Je pense qu’on peut devenir juriste ou avocat sans être pistonné mais malheureusement il est vrai que c’est un domaine assez bouché si j’en crois mes connaissances. J’espère que tu sortiras de cette spirale infernale des CDD, avec l’expérience et la persévérance j’ose espérer que tu y arriveras Laura ;) Des bises.

  13. Bloody Lucy dit :

    C’est intéressant de savoir qu’on est loin d’être seul même si on en a le sentiment à chaque heure de la journée. Chez moi, l’orientation scolaire/professionnelle est un complexe à part entière, j’ai tellement merdé qu’aujourd’hui je suis dans une panade internationale. J’ai toujours été une élève moyenne sans lever le petit doigt pour bosser. Je suis bien certaine que si j’avais été moins feignante, j’aurais pu être excellente. Quand je suis arrivée au lycée, ma léthargie a commencé à sérieusement faiblir et m’a fait redoubler deux fois : la seconde et la terminale. J’ai passé un bac L et puis j’ai plié les gaules à 200km de chez mes parents pour faire une fac d’anglais. Disons que c’était la seule matière dans laquelle j’accrochais au lycée, c’était donc hyper logique pour moi. En début d’année, je me souviens que 95% des étudiants présents voulaient devenir profs (pas moi) et au bout de deux mois, j’ai craqué, je me suis demandé ce que je foutais là. Je me suis reconvertie en histoire de l’art, j’ai adoré ça mais j’ai redoublé et je me suis plantée à nouveau. Après, j’ai cherché du travail, j’ai fait quelques jobs çà et là, j’ai même tenté un BTS dans le commerce pour faire plaisir à ma mère mais le projet a été avorté dès le début de l’année.

    Pendant que j’étais en histoire de l’art, j’ai postulé dans un lycée pour être surveillante. J’ai été embauchée direct et je le suis toujours aujourd’hui. Je me suis rendu compte que j’aimais ce boulot et même s’il ne s’agit que d’un contrat de 6 ans (j’arrive au bout de mes 5 ans pour l’instant), je m’étais dit que j’allais avoir le temps de me retourner. J’ai postulé l’été dernier pour intégrer une formation par correspondance afin d’avoir la chance de passer le concours pour devenir CPE (mais une CPE cool !) car il faut un bac+5. J’ai eu le loisir de miroiter pendant deux mois, j’avais des étoiles plein les yeux, persuadée d’avoir enfin trouvé ma voie. Et puis je n’ai pas été acceptée et je suis redescendue sur terre.

    Je suis sur le point d’avoir 28 ans, j’ai planté toutes mes études, je n’ai que le bac et j’ai eu la bonne idée de m’endetter pour acheter une maison. Dans le genre high level je pense être très bien placée et je ne sais fichtre pas ce que je vais devenir et j’ai jusqu’au 31 août 2015 pour le savoir.

    1. dollyjessy dit :

      Aie en effet ce ne fut pas la joie dans ton cas, mais si tu as réussi à être surveillante pendant 5 ans, n’est-ce pas une piste pour savoir quel domaine est fait pour toi ? :)

  14. Alexis dit :

    Hello. Tout d’abord, tu dois savoir qu’une catégorie Mood est, selon moi, toujours importante dans un blog. Le plus important c’est toujours d’avoir un vrai point de vue. En ce qui concerne ton point de vue, donc, je retiens une chose de ce post : en France on fait croire aux élèves que les études généralistes sont les plus importantes. Puis au lycée, discrètement on préfère valoriser les filières scientifiques, sans que personne ne sache pourquoi. Et une fois le bac passé, c’est là qu’on rentre dans l’arène, seuls. L’orientation doit être un choix naturel et réfléchi, c’est à mon avis pourquoi la plupart des choix d’avenir se font à 20 ans environ (l’âge où j’ai choisi la filière communication) et ensuite aux alentours de 30 ans (l’âge auquel beaucoup de personnes changent de vie, mais pas forcément de domaine d’activité). Je pourrai écrire un article pour te répondre mais l’idée est là :) Bon et sinon bravo pour ton blog qui est très sympa. À bientôt, Alexis.

    1. dollyjessy dit :

      Excellent commentaire qui résume bien tout ça :) Merci Alexis !

  15. Cécile dit :

    J’ai adoré ton article et même si j’ai un parcours différent, je m’y retrouve beaucoup.
    J’ai fait un bac S « parce qu’il fallait » et parce que j’étais bonne élève, mais clairement pas pour moi. Mes profs et mes parents ont oeuvré pour me faire choisir « la voie royale ».

    Ma différence, c’est que j’ai eu la chance d’avoir LA seule conseillère d’orientation vraiment compétente du monde. J’avais des idées dans tous les sens. A m’écouter, je serais devenue vétérinaire-traductrice-dessinatrice. Et elle m’a laissé faire.
    Grâce à elle, j’ai envoyé bouler tous ceux qui me voyaient en médecine ou prépa et j’ai fait une licence LEA, le diplôme poubelle de la fac ou presque. J’ai bossé au McDo pendant mes études, j’y ai autant appris qu’en cours, et je ne me suis jamais autant éclatée qu’en master.
    Ce qui me bluffe le plus, c’est les tests de personnalité que j’avais fait avec elle : elle me voyait excellente manager, ce qui ne correspondaient en rien à mon caractère de l’époque. Pourtant, c’est tout ce vers quoi je me dirige en vieillissant.

    J’ai eu très peur de m’être plantée à la fin de mes études, j’ai repris un job alimentaire dont le seul lien avec mon diplôme était le fait d’être bilingue. Au final, en 9 mois, je me retrouve encore à manager 25 personnes et j’adore ce que je fais.
    Je sais que j’ai eu beaucoup de chance d’avoir été bien conseillée, et ce n’est pas donné à tout le monde. J’ai aussi eu la chance d’avoir de la chance justement. C’est aussi difficile de tenir tête à ses proches dans ces cas-là et on ne dirait que ça ne s’arrête jamais. Je râle encore souvent après ma mère qui tient à me voir intégrer un grand groupe bien connu. Mais ton article le montre bien, on entre pas forcément dans les cases, et il me semble que ce n’est pas plus mal.

    1. dollyjessy dit :

      Les fillères vues comme des fillères « poubelles » le sont seulement pour les gens qui y vont par défaut. Car leur qualité est souvent très bonne (dépendant bien sûr des universités) et permet d’accéder à de vrais métier, tu en es la preuve :) Manager n’étant pas un « domaine » en soi ce test n’était surement pas si surprenant que ça ^^ Merci pour ton commentaire, à bientôt !

  16. Ton article « mood » a tout à fait sa place ici, alors continue, c’est avec plaisir que je viens te lire :)

    De mon côté, mon parcours scolaire a été jonché de « Réservée » et « peut mieux faire » sur chaque bulletin de note dès le collège. A cette époque, les cours ont commencé à moins m’intéresser parce que les profs m’ennuyaient (à part quelques rares exceptions dont je garde de merveilleux souvenirs) donc je ne voyais pas l’intérêt de faire plus que la moyenne. Chaque année, on me répétait qu’il fallait que je travaille plus pour passer dans la classe au-dessus sinon je devais craindre des difficultés, et chaque année je faisais le minimum sans creuser plus loin rien que pour contrarier mon petit monde et leur montrer qu’ils avaient tort (les profs/administrations/parents).

    De base, je voulais me diriger vers le droit, j’avais pour rêve de devenir Juge pour enfant quand j’avais 8ans :3 Mais finalement, j’ai vite compris que le « par coeur » n’était pas ma tasse de thé, et après un parcours en ES, puis une année de fac en commerce internationale/japonais, je me suis auto-orientée en BTS communication. Etonnamment, avec des intervenants/profs qui faisaient vivre leurs cours, je suis devenue une élève très assidue qui participait en cours jusqu’à finir par avoir mon diplôme :)

    Niveau conseil, que ce soit des CPE ou de mes parents, ça ressemblait au vide intersidéral. Pour te dire, je ne me souviens même pas que l’on m’en ait prodigué. J’ai cherché ce que je voulais faire suite à ce que j’aimais (d’où le japonais en commerce international o/), puis grâce au marketing, je me suis rendue compte de mon affinité pour la communication d’où mon BTS :) Et je ne me suis pas trompée étant donné que j’ai adoré mes cours!

    La chose la plus stupide que j’ai entendu : que j’allais finir « pute » et « dans le caniveau ». Mon père avait des mots sympathiques à mon égard à 15 ans :D
    Une des nombreuses petites choses qui m’a donné envie de montrer le contraire lors de mes études et encore aujourd’hui :)

    Oh God, je t’ai écrit un pavé, désolée ><

    1. dollyjessy dit :

      Dans ton cas tu as su parfaitement te diriger seule ce qui est admirable Salomé :) Ton parcours montre bien qu’il est bien plus facile de devenir une bosseuse quand on aime ce qu’on fait. Dans mon cas j’ai toujours travaillé uniquement dans ce que j’aimais (au grand désespoir de mes profs d’histoire et d’Allemand) donc je comprends parfaitement ;) Contente que tu aies trouvé ta voix (et ton père, j’imagine que tu l’as ignoré, tu as bien fait ;))

  17. A 35 ans passé je ne sais toujours pas quel chemin prendre et je n’ai pas rencontré de CPE, c’est grave docteur ?
    J’ai eu un parcours chaotique mais les adorables petits monstres ont de quoi manger tous les jours.
    J’espère trouver une passion dont j’exercerais le métier qui me permette de me lever tous les jours de bonne humeur et de rapporter de l’argent (ben oui faut pas se leurrer, ça mettrais du beurre dans les épinards).

    1. dollyjessy dit :

      Héhé :) Il n’est jamais trop tard pour ça, je te souhaite bonne chance !

  18. Estelle dit :

    Un article très intéressant.
    Pour ma part, j’ai toujours su ce que je voulais faire mais au bout de 7 ans dans le même domaine, j’ai envie de bifurquer, d’aller vers autre chose. Et ce n’est pas évident de se trouver, j’ai parfois l’impression d’être une adolescente qui se cherche. Alors comme toi, j’essaie de m’inventer d’autres voies en parallèle, plus « divertissantes ».

    Bon courage pour la suite

    Estelle

    1. dollyjessy dit :

      Merci Estelle ! Ah ce qui est certain est que tout le monde passera à un moment ou un autre par ces phases de questionnement, après un certain temps dans un domaine c’est parfois normal de vouloir changer un peu :)

  19. Jessie dit :

    Je ne vais pas être originale mais, comme les autres ont dit, ces petits articles mood sont franchement sympathiques. Cela fait du bien à lire, on réfléchit aussi à sa vie.
    Moi, j’adorais l’école (et j’adore toujours ça). Comme toi, je ne viens pas d’un milieu où on fait des études (bien que je n’ai jamais eu de soucis matériels). Petite, je voulais être Loïs Lane (journaliste donc). Je travaillais bien dans un collège de ZEP. Naturellement je suis allée en lyçée général (les profs ne comprenaient pas qu’on puisse envisager un CAP quand on a un bon dossier scolaire). Seconde puis bac L. Littéraire parce que tout les copains pseudo artistes que je trouvais si cool aller en L. Je pense que j’aurai eu plus ma place en ES mais je ne regrette pas ce choix.
    En terminale, il était évident pour moi que je devais continuer. Je voulais faire une école de journalisme mais il fallait dejà 2 à 3 ans de supérieur avant donc j’ai essayé de trouver quelque chose à la fac. Je suis allée en Histoire. Sur le papier, j’avais très peu de chance d’y arriver. Eleve devenue plus que moyenne au lyçée, bonne nulle part, mauvaise nulle part. Et surtout incapable de travailler par moi même. Alors qu’au collège j’étais une bonne élève, j’étais devenue au lyçée une procrastinatrice.
    Malgré tout, j’ai eu ma licence en 3 ans. J’aimais bien la fac, c’était très formateur.
    Mais je savais que je n’avais pas le niveau pour une école de journalisme alors je suis allée en Master Rechercher. GRAVE erreur. Je ne m’y suis pas plu et j’ai mis 3 ans avant de m’en rendre compte. Depuis, je me suis dirigé vers une formation de préparation au concours de la fonction publique. Mais la pression a commencé à se faire sentir et des soucis personnels font que j’ai beaucoup de difficulté à gérer le stress. Aujourd’hui, ça va mieux et j’espère que ma dernière année va bien se passer.
    Je pense avoir trouver ce que je veux rééllement faire au delà des rêves de gosse. Je voulais bien travailler à l’école pour être quelqu’un possédant un bagage intellectuel. Je ne dis pas que les études sont une condition sine qua none mais pour moi ça l’était. Mes parents m’ont toujours soutenu aussi bien moralement que financièrement mais ne m’ont jamais mis la pression. Le bonheur avant tout.
    Sur le papier, je n’ai jamais eu toutes les cartes en main mais même si je n’ai pas une grande confiance en moi dans la vie de tout les jours, j’ai toujours eu ce sentiment que je pouvais faire quelque chose de chouette et que je pouvais et devais aller au delà des préjugés.

    Par contre, bien que j’ai le vague souvenir d’un rdv avec une conseillère d’orientation, j’ai pas du tout le souvenir qu’on m’ai orientée vers une voie précise. Ceci dit, j’ai eu beaucoup de profs sympas qui m’aidaient quand j’avais des difficultés. L’éducation nationale m’a vraiment aidé et je crois que c’est pour ça qu’aujourd’hui je veux travailler dans le public.

    1. dollyjessy dit :

      Merci de partager ton expérience avec nous Jessie, c’est dommage de se rendre compte qu’on n’est pas à sa place après 3 ans, mais l’essentiel est qu’au bout du compte tu te sois trouvée. J’espère que tout se passera bien, mais au vu de ton état d’esprit je ne me fais pas trop de soucis ;) Le système éducatif à ses failles mais j’aurais dû aussi parler des professeurs qui ont le coeur sur la main, qui sont souvent là pour nous écouter. Je voulais surtout remettre en question cette pensée qui voudrait qu’on pense sécurité et débouchés avant tout. Enfin tout ça pour dire que nous sommes dans un pays où on ne s’en sort tout de même pas trop mal. Tu as bien raison de vouloir y contribuer !

  20. Ton post me parle beaucoup vu que moi aussi, j’étais passée par là!

    J’ai commencé à réfléchir sur mon orientation après le bac et faute des écoles d’arts privées (la façon d’y entrer, c’était de prendre un crédit vu le coût d’une année là-bas!), j’avais passé 2 ans à glander en fac dans deux filières différentes à me demander ce que je fichais là.
    Puis, j’ai décidé de faire une année sabbatique pour réfléchir sur ce que je voulais vraiment faire de ma vie car j’en avais marre de perdre du temps à déprimer sur les bancs de la fac.
    Et pis, un an plus tard, me voilà entrepreneur avec des tâches multiples à éxécuter et même si c’est difficile, j’adore ça!

    Ce qui est énervant, c’est que la société cherche à nous habituer à notre zone de confort et dès qu’on pense à un domaine hors-du-commun, ça leur fait peur et par la m^me occasion, ils nous font peur.

    « d’aimer ce que je fais, mais de passer à côté d’un truc. Mais sait-on vraiment un jour si la direction qu’on a prise est la bonne ? »
    Je pense que la réponse est dans ta question ;). Je pense que si on a l’impression de passer à côté de quelque chose, on devrait se poser et s’écouter! =)

    1. dollyjessy dit :

      Merci pour ton retour Aline, une année sabbatique est en effet une option très intéressante surtout quand on peut se le permettre. Enfin c’est aussi à nous de se donner les moyens de le faire après tout ! Mais je pense faire partie de ces gens si indécis que le temps ne suffirait pas à m’aider ^^

  21. Marie-France dit :

    Au vue des nombres de commentaires, et des stats que google analytics doivent te montrer, je pense qu’il est clair pour toi de ne pas supprimer ta catégorie Mood de ton blog =).
    Artiste intéressant à lire, où beaucoup de personnes se retrouvent et où la plupart sont forcément passés par là.
    Moi c’était en 4e, début de réflexion d’orientation où le prof principal disait de ne pas envisager les écoles de commerce car ma famille n’en avait pas les moyens. Malgré tout, j’y suis aujourd’hui et je suis arrivée à lui démontrer le contraire avec un peu de détermination et d’ingéniosité ^^.

    1. dollyjessy dit :

      En effet ces articles sont lus, maintenant si ça colle avec le reste du blog c’est une autre histoire :) Tu as eu raison, si c’est ce que tu voulais j’espère que tout marchera comme tu veux !

  22. Celyne dit :

    Excellent article qui à tout a fait sa place dans votre blog….Tous vos sentiments et ressentis nous avons été nombreux et nombreuses à les ressentir.

  23. Marie dit :

    Moi j’aime ce genre d’article et je trouve qu’il a sa place. Non ?
    Je l’ai lu il y a quelques jours mais je n’ai pas pris le temps de commenter donc je le fais aujourd’hui ;) (Juste parce que ton commentaire sur mon blog m’y a refait penser ahah). D’ailleurs je crois que c’était l’article dont tu m’as parlé l’autre jour non ?

    Bref.

    Je me reconnais dans ton histoire, que ce soit avec les conseillers d’orientation au collège et au lycée qui me disait que j’étais faite pour faire des prépas scientifique pour être ingénieur ou scientifique quand je serai grande … What ? J’avais des facilités mais je ne voulais pas être ingénieur ou faire de la chimie dans une grosse boîte. Est-ce que j’aurais supporter ? Je ne pense pas :)

    Tout comme toi, j’étais sur l’ordi assez jeune (j’étais pas une monomaniaque quand même), je tapais vite aussi ! Quand j’étais à l’école primaire on avait déjà un ordi donc les autres connaissaient pas :D Pareil quand internet est arrivé, chez moi c’était en 97-98 je crois bien. Mais jamais je n’ai pensé aller vers ce domaine. Surtout à l’époque ! Qui aurait cru qu’internet se démocratiserait comme ça … Pas mes profs, ni les parents des camarades, ni les conseillers d’orientation ! Mon père si par contre ;)

    Comme tu le dis si bien, je n’ai jamais pensé au CAP parce que « non mais allo, c’était l’humiliation totale ça ». Genre pour « les nuls ». Je crois avoir émis une fois l’idée de faire de l’artisanat (au collège ou au lycée je sais plus) et on m’a dit « pas toi !! Ne gâche pas ton potentiel … ». OK.

    Bref, c’est difficile d’écouter son moi profond pour faire ce que l’on veut et non pas ce que l’on devrait (pour plaire à la société / aux parents / à notre idéal).

    Tu es heureuse du coup ? <3

    Bisous

    1. dollyjessy dit :

      Oui c’est bien celui-ci Marie. Finalement tu as quand même fait de l’internet aussi ;) Si je suis heureuse, ahaha quelle question ça mériterait bien un autre article dans cette catégorie que je supprimerai finalement pas ^^ Le bonheur étant aussi une question de gênes je pense l’être, mais je suis bien trop compliquée pour répondre oui ou non, enfin comme tout le monde j’imagine ^^ Des bises.

  24. marion g dit :

    j’ai beaucoup aimé ton article (comme le reste du blog d’ailleurs)

    pour ma part, j’ai eu un parcours scolaire un peu chaotique à cause de gros ennuis de santé mais j’étais pour être honnête (et non pour me la raconter) une très bonne élève, surtout en ce qui concerne les matières littéraires, l’histoire, la géo, l’anglais etc.. (par contre une grosse quiche en maths, que voulez vous on peut pas être bonne partout) du coup les profs ont de suite voulu me mettre en section littéraire, moi j’adore lire (environ 4 livres par semaines, oui oui) mais étudier des oeuvres littéraires ça m’intérressait comme d’étudier la reproduction des grenouilles en asie centrale (donc pas du tout)
    bref, j’ai refusé une première fois l’orientation proposée par mes charmants professeurs
    je suis entrée en BEP vente (genre un bep quoi, le truc trop mal, vu « tu vas te retrouver avec des cas sociaux blabla’ véridique)
    j’ai beaucoup aimé, j’avais vraiment envie de faire un métier dans la communication, je savais que j’avais ça en moi, j’ai toujours aimé parler avec les gens, j’ai toujours été celle qui va vers les autres, discute facilement etc..
    ensuite comme tout se passait bien et que mes stages/exams ont été validé haut la main , j’ai continué vers un BAC communication, là pareil, j’ai beaucoup aimé les cours de comm’, les autres cours tels que géo, histoire etc..était très faciles à suivre pour moi, (sauf les maths, je pense qu’il doit me manquer une partie du cerveau servant à comprendre les maths)
    et ensuite arriva LE grand choix, que faire ?
    mes parents ont toujours été très cool de ce côté là, ils nous ont (mon frère ainé et moi) jamais poussé à faire de longues études, le plus important pour eux était qu’on soit heureux
    ils avaient déjà passé une mauvaise période avec mon frère qui avait été mis en bac scientifique et qui avait passé 2 ans d’enfer avant de trouver sa voie et se diriger vers un bep paysagiste (puis bac pro et bts) où il s’est éclaté, et il s’éclate toujours dans son boulot, 10ans plus tard
    bref, donc moi ils mont laissé le choix, sauf que même si je savais que je voulais bosser dans la comm’ je ne me voyais pas enfermée dans un bureau, mais je ne savais pas du tout quoi faire
    les conseillères d’orientation ne m’ont PAS DU TOUT aidé, on m’a reparlé de fac de lettres etc..rien à voir avec mes envies
    du coup je me suis dirigée en BTS tourisme, c’était assez sympa, même si malgré certains bon profs j’avoue que je ne voyais pas trop où ça allait me mener
    moi qui parlait déjà pratiquement couramment anglais, je pensai pouvoir apprendre plusieurs autres langues et bien non , au programme 2h d’anglais par semaine et 2h d’espagnol ( en BTS tourisme NORMAL !!!)
    à la fin du BTS j’ai dit aux profs ,: je veux bosser dans l’évènementiel, dans la musique
    oui parce que j’ai toujours été passionnée par la musique , enfin je ne sais jouer d’aucun instrument, mais j’ai toujours adoré l’histoire de la musique, la culture rock/pop britannique, et qu’il fallait que je me dirige vers cette voie
    oui sauf que les profs eux n’ont pas vraiment compris que je veuille faire ça plutôt que de travailler dans une office de tourisme

    bref ensuite je me suis dis que les études à un moment il fallait que ça s’arrête ^^
    du coup je suis partie sur Paris, qui était selon moi le meilleur endroit pour commencer à me faire des contacts
    et je l’ai fait à la ‘old school’
    je ne me suis pas servi de mes diplomes, je me suis servi de mes facilités en communication pour rencontrer le max de personnes dans le milieu, je me suis servi de mes connaissance en culture rock/pop pour rencontrer le max de groupes, je me suis servi de mon amour de la musique pour enchaîner le max de concerts
    et à force de persévérance, de peut être un peu de chance, j’ai rencontré pas mal de monde , je me suis fait une petite place dans le milieu et j’ai réussi à bosser pour certaines de mes idoles etc…
    alors non je n’ai pas de salaire fixe, non je n’ai pas d’argent de côté, oui j’ai du faire la baby sitter à pleins temps pour payer mon loyer
    et oui lorsque je dis ce que je fais dans la vie les gens me disent ‘ouah cool ‘ mais se disent ‘ enfin cest pas un vrai métier quoi, faut peut être qu’elle mûrisse »

    forcément parfois quand je me galère à trouver des contrats,je me dis qu’il aurait peut être fallu que j’écoute les profs, que je me trouve un taf dans un magasin ou dans un office de tourisme

    mais au final, je suis heureuse, j’ai rencontré mon homme par mon boulot (il est musicien , (« quoiiii mais comment ils font pour s’en sortir ?? il a pas un vrai travail ? »)
    et je trouve ça fun de pouvoir dire à mes enfants plus tard « maman à travaillé pour noel gallagher entre autres, MAIS si tu sais dans les années 90 , le groupe avec un nom de boisson, et elle à vécu des moments hyper rock n roll en tournée »
    plutôt que de dire « maman à de l’argent de côté, mais un boulot où elle se fait chier comme un rat mort’

    voilà, ouah désolée je pensai pas avoir écrit un roman aussi long

    1. dollyjessy dit :

      Hello Marion, merci beaucoup pour ton retour. C’est vrai que passer de la vente à un désir de communication sans vouloir faire de formation dans ce domaine, puis à un BTS tourisme n’a pas dû t’aider à trouver ta voie ! J’admire ton courage de rester dans un domaine qui ne t’assure pas vraiment de sécurité mais finalement ton dernier paragraphe résume bien la situation donc je te souhaite de continuer à faire ce que tu aimes ;) En tout cas tu as un plan B grâce à tes capacités littéraires et linguistiques donc je ne me fais pas trop de soucis pour toi. Des bises et à très bientôt !

  25. Léa dit :

    Etant issue d’une famille de profs (hé oui…) et voulant moi-même être prof, j’ai un avis quelque peu différent que celui de certains commentaires.
    J’ai moi même eu des difficultés à trouver ma voie et la conseillère d’orientation, mes parents ou les professeurs ne m’ont pas forcément aidé non plus. Ma meilleure conseillère se trouve être ma cousine qui est convaincue que « de toute façon on ne fera jamais le même métier toute notre vie ». C’est dit. Malgré tout, je pense que les professeurs et les conseillers d’orientation ne veulent pas briser les rêves des jeunes en leur disant de ne pas aller vers telle ou telle formation. Les élèves avec de bons résultats sont forcément orientés vers des filières générales et cela parfois en dépit de leur choix professionnel. Mais ces jeunes sont jeunes justement. Les idées de métier viennent et s’en vont d’un claquement de doigts. Je pense que si ces élèves sont dirigés vers ces filières, c’est pour leur laisser le temps et pour ne pas regretter. Après un bac général il est plus ou moins facile (ça dépend des formations malheureusement) de se diriger vers son objectif premier si on l’a manqué. On a au moins eu le temps de réfléchir et de s’ouvrir d’autres portes. Alors que passer d’une formation professionnelle à une formation générale est nettement plus difficile. Je n’avais moi même pas compris pourquoi ma mère avait orienté une jeune vers un lycée général alors qu’elle voulait faire de la cuisine. Elle m’a répondu que cette adolescente avait des capacités et qu’elle était encore jeune. Le métier de cuisinier est dur et elle se serait fermée des portes. Cette jeune fait maintenant un bac S et a totalement changé de projet professionnel. Et si un jour elle veut se tourner vers la cuisine de nouveau, un bac S lui ouvrira des portes. Mais cela ne veut pas dire que les filières professionnels sont dévaloriser. Je sais que beaucoup le font ressentir mais, pour en parler avec beaucoup de futurs profs, nous ne les dévalorisons pas, au contraire.
    Après, je suis consciente que toutes ces considérations ne s’appliquent pas à tout le monde et que tout choix est personnel. Mais je tenais tout de même à préciser le point de vue que j’ai en tant que future enseignante et celui de mes parents et de leurs nombreux amis professeurs (mais tous les professeurs ne pensent pas de la même façon). Quant à moi, je sais que je dirigerai mes jeunes avec des capacités vers des filières générales si cela leur permet de se développer et de ne pas s’enfermer.

    Encore une fois, ce n’est que mon avis et je sais que cela ne s’applique pas à tout le monde.
    Merci en tout cas de nous faire partager ce que tu penses et toutes tes bonnes recettes !

    Très bonne continuation !
    Léa

    1. dollyjessy dit :

      Hello Léa, ton commentaire est top car il permet d’avoir un oeil « de l’autre côté de la barrière » :) Tu as tout à fait raison, choisir de se spécialiser très jeune est très risqué en cas de changement d’avis, seulement ce n’est malheureusement pas comme ça que les choses sont amenées. Autour de moi en tout cas les filières professionnelles étaient envisagées comme des filières de seconde zone à envisager uniquement en cas d’échec scolaire, un peu « par dépit ». Même si ce n’est pas ton cas et celui de tes connaissances, peut-être une histoire de génération ? :) Dans le cas d’élèves avec un fort potentiel je comprends qu’on ait peur de le « gâcher », d’ailleurs même si j’avais été persuadée d’être faite pour un CAP de moi même j’aurais quand même passé un bac général, cf. toutes les raisons personnelles que j’aborde. (enfin de toute façon la question ne se pose pas dans mon cas je voulais vraiment faire un bac S, personne ne m’a « forcée »). Mais qu’en est-il des élèves dits « moyens » ? Ces élèves qui s’en sortent systématiquement avec 10 de moyenne, ont leur bac grâce aux rattrapages ou ne parviennent pas à l’avoir après plusieurs tentatives, qui peinent à suivre tout au long de l’année mais qui continuent à se faire violence « parce qu’un bac général » c’est mieux, et qui se retrouvent complètement perdus après le bac quand le niveau augmente. Tu as raison de vouloir diriger les collégiens vers un bac général, mais d’après ce que je lis tu le feras pour de bonnes raisons dans ton cas. Enfin de toute façon les profs m’ont aidée de manière générale donc je ne leur jette pas la pierre, enfin pas à tous ^^ Je ne sais pas si c’est clair dans l’article mais je reproche surtout cette dépréciation des filières dites à risque post bac, sans prendre en compte les compétences des élèves. Mon prof de philo en terminale a essayé de me pousser à continuer en philo ou en lettres, le seul qui avait lu mes textes forcément, mais pour les autres c’était une hérésie, un truc à finir forcément « prof », parce que bon écrire dans des magazines, des livres ou même des scénarios n’est pas à la portée de n’importe qui. Travailler dans la mode ? je n’en parle même pas, c’était chômage assuré. Donc on nous met dans le tête que c’est mieux de devenir ingénieur / docteur ou de faire du « commerce international », et quand tu es un élève qui a peur de ce chômage, et bien tu suis la bonne voie bien gentiment.

      Enfin bref, sur le fond est complètement d’accord, merci d’avoir apporté un peu de nuance dans tout ça ;) A bientôt !

  26. Audrey dit :

    J’aime beaucoup cet article, j’ai l’impression en lisant cet article que les choix se font surtout à l’âge de 20 ans et je vais les avoir cet été, j’espère que je serais plus sûre de moi aussi ! Je suis en train de finir un DUT Information Communication pour finalement en Sciences de l’éducation pour préparer le concours de professeur des écoles… Autant dire que je suis paumée ^^

    1. dollyjessy dit :

      Pourquoi Audrey, tu n’es pas sure de toi ? En tout cas sache qu’avec un DUT Info Comm beaucoup de portes s’ouvrent à toi, ce qui est un avantage ;) Je dirais que les choix se font surtout au moment de choisir sa spécialisation donc pour la plupart à 20 ans en effet.

  27. Clémentine dit :

    Coucou

    J’ai beaucoup aimé ton article. Cet hiver j’ai vraiment eu peur au niveau de ce que j’allais faire plus tard. Pour ma part jusqu’en en seconde je caressais l’espoir d’aller en S jusqu’à ce que mes notes catastrophiques en maths et en physique ne me barre la route : et c’était tant mieux ! Je suis aller en L où je me suis super bien épanouie. Mon père a plutôt bien pris la chose même s’il disait que j’étais la honte de la famille ( en rigolant) et m’a toujours soutenu par la suite. Ma mère par contre en plein milieu de la première m’a un jour dit de but en blanc : de toute façon tu ne trouveras pas de boulot tu aurais mieux fait d’aller en S. Merci Maman… J’ai eu mon bac avec mention et j’ai décidé de m’orienter vers les Lettres Classiques à cause d’un mail du directeur de ce département : j’y ai vu un signe du destin ( bonjour la cinglée). Finalement au bout d’un an et demi j’ai arrêté et l’an prochain je me dirige vers les Lettres Modernes, où j’espère trouver par la suite un métier qui me plaira. Mais je sais que j’ai de la chance : au moins je sais vers quoi je veux me diriger, mon copain ne sais toujours pas ce qui lui plairait et hésite entre des métiers totalement différents.
    Merci pour cet article en tout cas ! :) et continue d’en faire :)

  28. MamaFunky dit :

    Ohllalala 4 heures ca ne sera pas assez ! LoL
    Moi en fait, je suis issue d’une famille de médecin. Sauf que ce n’est pas mon truc. Du tout.
    Mais on ne m’a jamais ouvert d’autres possibilités que médecine, droit ou école de commerce.
    Il faut être cadre ma fille, avoir une bonne situation.
    Sauf que moi, je voulais être flûtiste. J’avais fait le conservatoire 13 ans… Et puis j’ai du faire un choix. La musique ou l’école.
    Ma mère a choisi l’école.
    Bref me voici en école de commerce, spé marketing (forcément je suis une fille). Mais ca ne me plaît pas plus que ça.

    finalement les stages m’amèneront a découvrir le web. Et de fils en aiguilles tout s’accélère. Et je me demande aujourd’hui à quoi me sert mon diplome.
    Du coup je songe à reprendre mes études !

  29. Anji dit :

    D’habitude, je ne laisse pas de commentaires sur ce « genre » de blog de filles, je les parcours très vite fait. Après être tombée sur ton article sur le positivisme et ensuite celui-ci, je me suis faite la réflexion que ça serait ingrat de ma part de ne pas commenter :) !

    Je me reconnais pas mal dans ces deux articles en fait, sur la question du positivisme et du milieu social. Je viens également d’une famille modeste, et immigrée, ce qui rajoute des couches de décalage avec la réalité de la vie, on va dire…
    Heureusement, contrairement à toi, j’ai été très bien orientée au lycée. Je savais depuis toute petite que je voulais faire quelque chose dans les arts, dans les lettres. Et c’est ce que j’ai fait. Venant d’une famille asiatique, c’était l’hérésie chez moi mais bon… ^^

    ça va être un peu nianian ce que je vais dire, mais je pense sincèrement qu’il faut poursuivre ce qu’on a au plus profond de notre cœur, même si tout le monde semble croire que cela reste une utopie.

    Ton article me fait beaucoup parler, je ne sais pas si c’est très intéressant tout ce que je dis ;) !

    Mais il fait beaucoup de bien, surtout en cette période de crise, où on est plus souvent entouré de personnes déprimées (hélàs, très français ?).

    Je repasserais :-)

    1. dollyjessy dit :

      Merci pour ton commentaire Anji, j’apprécie beaucoup ! C’est super que tu aies pu faire ce que tu voulais, je te souhaite une bonne continuation et j’espère vraiment que tu repasseras, à bientôt ;)

  30. Léa dit :

    Très bon article, au ton très juste.

    Je pense que nous avons tous plus ou moins connu ça, choisi des études « sécurisantes » sans trop se poser de questions sur ce qu’on voulait vraiment faire.

    Mention Très Bien au Bac, j’ai fait prépa littéraire, parce que ça aurait été « dommage » d’aller directement en fac! haha..au final ces deux années auront été les plus bénéfiques et les plus riches de mes 6 années d’étude! J’ai fait une école de commerce voulant travailler en marketing dans le secteur du luxe (hahaha, so cliché) pour finalement aujourd’hui travailler dans les relations presse..

    et ensuite en entretien, on nous demande de tout « justifier » et d’expliquer la cohérence de notre cursus, de nos choix…alors qu’au final, la plupart du temps, on ne fait que suivre des instincts, puisqu’il faut bien faire un choix. C’est peut être pour ça que dans de jeunes se lancent dans l’aventure freelance? je ne sais pas, mais ce qui est sûr c’est que le modèle classique de l’orientation est entrain de changer !

    j’ai beaucoup aimé ton article, je vais de ce pas lire tes autres articles « Mood », j’adore!

    des bisous :)

    Léa

  31. Alix de Beer dit :

    Hello,
    Je viens de découvrir ton blog, il est vraiment cool! Tes tofs st top! Je ne sais pas qui est derrière mais c’est canoooon;-)
    For sure que cet article a sa place ici! Surtout pr les plus jeunes qui te lisent, cela rassure un peu de voir que tous les chemins mènent à Rome (ou Paris!).
    Un peu pareil pr moi en plus, je crois que je n’ai jamais aimé choisir, du coup, j’ai toujours pris la voie la plus générale, cela me rassurait et j’allais exactement là où mes proches le voulaient!
    Prépa, Ecole de Commerce pour finir en contrôle de gestion, parce que rationnellement, c’était le plus stratégique. Cela payait mieux que marketing, et était bien reconnu socialement.
    Après 2 ans et demi derrière mon PC, à calculer des ratio, faire des tableaux croisés dynamiques et des jolis graphiques, j’ai fini par me demander: et sinon Alix, tu comptes arrêter de vivre la vie que tes parents ont projeté pour toi???!
    Voilà, du coup me voilà autoentrepreuneuse depuis qqs mois à faire des photos pour des marques et je surkiffe tellmt plus. 27 ans pour vivre SA vie!! hahaha
    Du coup, je serais ravie de te rencontrer pour te shooter pr mon blog et prendre un café si tu as un peu de tps un jour.
    Bonne journée,
    Alixxx

    1. dollyjessy dit :

      Hello Alix,

      N’hésite pas à m’envoyer un petit mail pour les photos ;)
      Bonne chance pour ton activité !

  32. Emilie dit :

    Je n’ai pour l’instant pas beaucoup d’expérience en matière d’orientation vu que j’ai seulement 16 ans. Pour la rentrée j’ai choisi une 1ère ES parce que j’ai à peu près toutes les matières sauf les scientifiques. Si je raconte ma vie c’est pour répondre à ta question (quel est le discours le plus stupide que vous ayez entendu ?) : une amie m’a dit que je n’aurai jamais dû choisir ES car puisqu’elle a réussi à y être acceptée, je le pouvai aussi comme si tout le monde devait obligatoirement passer par la « case » S… Même si je respecte tout à fait le choix des personnes ayant choisi cette section (dont toi) du moment que c’est ce qu’il leur plaît !
    Désolée pour ce long discours.
    J’ai découvert ton blog aujourd’hui et j’aime beaucoup ta façon de penser ainsi que tes articles.
    Bisous :)

  33. Célia N. dit :

    Bonjour-bonjour,

    Tout d’abord, je souhaite répondre à ta petite interrogation qui précède l’article.
    Ne supprime pas la rubrique Mood, tu ne véhicules pas d’idées arrêtées mais des questionnement intéressants qui peuvent servir autant jeunes ados et grandes adultes te lises. En tenant ce genre de blog, tu deviens un modèle de créativité pour beaucoup de jeunes filles et jeunes femmes, ce qui est intéressant sur Dollyjessy, c’est que tu ne t’arrêtes pas pas aux modes vestimentaires, bien au contraire, tu parles de DIY, de cuisine, de déco, mais également de réflexion et d’attitude. Incitant ainsi à se servir de ses mains et de sa tête ! :) Encore une fois, bravo !

    Pour ce qui est du parcours scolaire, au collège je voulais être designer, j’ai donc envisager, avec l’appui de ma conseillère d’orientation de m’inscrire en seconde arts-appliqués, malheureusement je n’ai pas été retenue, j’ai donc fait une seconde générale dans l’espoir de rattrapé le cursus souhaité. Durant ma seconde, mes professeurs, conseillers d’orientation, et le proviseur m’ont mis en garde qu’il s’agissait d’une filière extrêmement difficile, que je n’y arriverais pas, que je ne serais « jamais » admise, que c’était sans avenir et caetera… Bien-heureusement, j’ai été admise en 1ère arts appliqués. J’ai donc doublé d’effort, pour prouver à ces trous du culs, que je serait en capacité de réussir ce diplôme.

    Bifurquer vers ce genre de section, ne rassurait pas mes parents, les arts-appliqués, pour eux, c’était un peu flou, pour moi aussi d’ailleurs.
    Finalement, j’ai poursuivi mes études sur un BTS Design graphique et je rentre cette année en école de design. Mes parents trouvent toujours ça flou, et ne comprennent rien à ce que je fais mais sont tout de même plus rassurés.
    Au final, je me suis écouté, j’ai fait ce que j’avais envie de faire, et ça à fonctionné.
    Bien évidement, je me suis beaucoup remise en question, j’ai beaucoup douté, et envisagé plusieurs fois de reprendre une filière plus « classique ». Mais aujourd’hui je suis sur de mes choix et je ne regrette rien. :)

    Bisous ! Bonne continuation Dollyjessy ! :)

    1. dollyjessy dit :

      Hello Célia, merci beaucoup pour tes mots qui me font vraiment très plaisir ! C’est ce qui me motive le plus dans ce blog. Tu as eu bien raison, surtout que tu as l’air très contente du métier que tu pratiques aujourd’hui, bravo d’avoir résisté à la pression :) Des bisous et à très vite.

  34. Louise dit :

    Je commente un peu sur le tard (je découvre seulement ton blog, qui au passage est une petite pépite). C’est sûr que c’est toujours difficile de se projeter dans le futur, encore à 25 ans.
    Pour ma part, j’ai toujours voulu devenir vétérinaire et… je termine ma dernière année en ce moment même. La petite fille que j’étais serait super contente et je mesure aujourd’hui le chemin parcouru, avec la difficulté de ce cursus j’ai faillit baisser les bras plus d’une fois.
    Je me dis que finalement j’ai eu de la chance, de savoir ce que je voulais. J’ai donc une certaine admiration pour les gens qui ont plusieurs fois changé d’orientation pour enfin trouver la voie qui leur convient.
    Bonne continuation à toi, continue à suivre ta voie ;-)

    1. dollyjessy dit :

      Jamais sur le tard, les articles sont toujours d’actualité ;) De mon côté j’ai toujours eu une admiration pour les petites filles et petits garçons certains du métier de leurs rêves, comme toi ! Merci beaucoup pour ton commentaire Louise, à bientôt j’espère.

  35. Claire T. dit :

    Je découvre avec pas mal de retard ce poste, et c’est incroyable comme je me retrouve dedans ! Des conseillers d’orientation inutiles qui me mettaient dans la case enseignante ou chercheur en labo ou journaliste ou médecin (ça dépendait lesquels) et qui me laissaient encore plus perdue qu’avant, en passant par ma licence culture et communication que j’ai aussi adoré (merci Bourdieu !) et qui m’a fait oublier pendant trois ans grâce à des cours passionnants qu’il fallait encore faire un choix au bout du compte … Ma fibre artistique que j’ai perdu également en quittant la fac (c’est fou comme réfléchir parait inutile quand on travaille dans une entreprise, pourquoi faire ?) Et puis tous ces gens qui me disaient : journaliste ? T’es folle, ils embauchent plus, tu seras dépendante financièrement de ton mec, t’as des capacités, fais plutôt avocate ou commissaire priseur ! (ce que j’ai envisagé un temps, comme tu le dis si bien, ces plans sur la comète qu’on fait uniquement pour se rassurer)
    Finalement, par la force des choses, la chance ou le fait d’être là complètement par hasard mais au bon moment, je suis aujourd’hui journaliste locale, sous-payée et exploitée, mais toujours aussi passionnée :)
    Merci d’avoir traduit mes doutes passés en mots et au plaisir de discuter !
    Claire

  36. Rachel dit :

    Pfiou, quel parcours ! (Je sais que ce post a été publié depuis un moment déjà mais bon, j’aime explorer les blogs ~)
    Pour ma part, depuis le divorce de mes parents, ça a toujours été le conflit : tu vas aller dans un collège public, non dans un collège privé ; tu vas aller au lycée du secteur, non tu vas aller dans un lycée en ville ; tu vas faire le bac de ton choix, ne fait surtout pas un bac L… Résultat : j’ai fait le collège public, le lycée du secteur et je suis en 1ère L. Mon père est ravi. (Mais j’ai de très bons résultats donc ça lui convient). Et dans toute cette phase de méli-mélo entre les suggestions de ma mère et celles de mon père, j’ai bien eu le temps de lire les magazines de l’ONISEP et d’aller voir des conseillères d’orientation. Tu parles que ça m’a aidé : rien ne me plaisais et j’avais juste envie de m’enfermer dans une grotte. (Avec du wi-fi. Faut pas abuser non plus.)
    J’ai eu l’idée de travailler dans le web il y a seulement quelques mois. J’ai toujours aimé traîner sur internet et j’ai tenu des tas de blogs tous plus éphémères les uns que les autres (je compte en ouvrir un « vrai », plus sérieux et complet cet été pour trifouiller un peu le code et poster des trucs plus intéressants que ce que je fais depuis mes douze ans). Peut-être que je changerai d’avis, peut-être que j’écrirais un best-seller et que je pourrais boire du champagne tous les jours, peut-être que mon blog sera hyper connu et que je pourrais faire le tour du monde en jet et acheter des bébés chihuahua, je ne sais pas. J’ai juste envie d’une petite vie tranquille et de faire des choses qui me plaisent. Comme disait Confucius : « Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie. »

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