Amira Casar

« Blanche SALANT m’a appris à construire un personnage en travaillant en amont de façon autonome, de sorte qu’en arrivant devant le metteur en scène, ma palette soit la plus large possible, et du même coup mon aptitude à répondre à ses attentes… Cette femme est un baromètre de vérité. Avec elle, impossible de tricher. Elle a mis toute sa vie au service de son art. Comme tous les grands. » (Interview/Le Nouvel Observateur)

« L’enseignement de Blanche SALANT et de Paul WEAVER a été et continue d’être fondamental quant à mon approche du travail et le respect de mon métier de comédienne. C’est un enseignement riche et profond. C’est le résultat de leur recherche et d’une vie toute entière dédiée à cet art. Travailler avec eux m’a donné le sens de la rigueur, une structure, une technique. Dans mon métier d’actrice, cela me rend à la fois plus autonome, plus adaptable et plus souple. Ce travail développe la conscience du comédien, conscience de l’union du corps et de l’esprit. C’est un jeu physique qui permet à l’acteur d’aller vers les rôles de composition. C’est un enseignement qui permet à l’acteur d’entretenir son instrument. Les exercices de détente, le travail sur les actions, les objectifs, ainsi que les exercices d’imagination sensorielle me sont d’une grande aide. Ils m’ont parfois manquée au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. »

Parcours

Avec des origines kurde, irlandaise et russe, elle est découverte, à 14 ans, par le photographe Helmut Newton, sur une plage de la Côte d’Azur. Elle pose pour Vogue et Vanity Fair et travaille comme mannequin pour Jean-Paul Gaultier, Chanel et Helmut Lang.

Se tournant vers la comédie, elle suit les cours Florent et les cours de Blanche Salant.

Après une première apparition au cinéma en 1989 dans Erreur de jeunesse, Amira Casar incarne l’une des jeunes filles en fleurs d’Ainsi soient-elles en 1996. L’année suivante, le public la remarque dans La Vérité si je mens !  Son rôle lui vaut une nomination au César du meilleur espoir féminin – en 2001, elle participera à la suite de cette comédie à succès.

On la retrouve dans Pourquoi pas moi, Le Cœur à l’ouvrage, ou encore Filles perdues, cheveux gras en 2002.

En 2004, elle change totalement de registre avec Anatomie De L’Enfer de Catherine Breillat où elle joue aux côtés de Rocco Siffredi. On la retrouve également dans d’autres films d’auteur comme Peindre Ou Faire L’Amour (2005), ou dans Transylvania de Tony Gatlif, en compétition à Cannes en 2006. Cette même année, elle fait partie du Jury Du Festival d’Angers. Elle joue également dans L’Accordeur De Tremblements De Terre des frères Quay.