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Mood 23 • 06 • 16

Ca te gêne pas d’écrire des choses si personnelles ?

Suite à mes articles sur la confiance en soi et le regard des autres (voir tous les articles dans MOOD), dans les réactions on m’a souvent félicitée d’écrire sur le développement personnel et remerciée pour l’aide que je pouvais apporter. Autant vous dire que je n’avais pas idée que je faisais dans le développement personnel déjà parce que je m’appuie sur ma petite expérience donc comment pourrais-je avoir la légitimité pour guider qui que ce soit, et surtout parce que de par mon éducation et mon auto-éducation, faisons cours : développement personnel = Bullshit (*Grosse connerie).

Chez moi on n’a jamais fait dans la psychologie, si on a des états d’âme, on en parle rarement. On fait avec, on y fait face, on attend que ça passe.

Je vous disais dans mon premier article « voyage » que l’année précédant la création de ce blog a été une des plus difficiles de ma vie, et même que la création de ce blog faisait et fait partie d’une sorte de processus que j’ai mis en oeuvre en 2013, pour remonter la pente.


Pourquoi je ne vais pas trop loin

On me dit beaucoup que j’ai du courage de me raconter sur mon blog et de l’assumer. Parfois les gens sont presque « choqués » qu’on puisse écrire ce que j’écris, et vont jusqu’à juger. Mais il faut savoir deux choses.

Pour commencer, vous parler aussi librement que je le fais n’est pas simple, pour certains articles le « clic » sur publier est une épreuve que j’ai appris à braver, j’ai appris à aimer sortir de ma zone de confort quand c’est bénéfique pour moi. Deuxièmement, il faut savoir que je m’impose des limites. Vous voyez bien que je n’entre pas dans les détails et que je reste assez souvent sur des concepts généraux, par exemple quand je vous parle de la perte de quelqu’un, j’en parle pour que cela puisse faire écho en chacun de nous, mais je n’entre pas dans les détails concernant mon histoire. Et vous ne savez pas pourquoi 2012 a été si difficile, peut-être que j’ai perdu un rouge à lèvres et choppé de l’acné et que j’ai eu du mal à m’en remettre, en réalité on s’en fout de la vraie raison.

Certes j’aborde mon état d’esprit, ma façon de penser, mais je ne vais pas trop loin. Je vais surement trop loin pour certaines personnes malgré elles conditionnées comme je l’ai moi-même été. Si la moi du passé pouvait lire ce blog, elle aurait trouvé un moyen de voyager dans le temps pour venir me mettre quelques claques et me dire de me calmer.

J’irais trop loin par rapport à quel critère au juste ? Ceux arbitrairement définis par la masse bien pensante ? Ma vie est-elle en danger ? Ai-je un impact négatif sur les gens ? D’après ce que vous me dites, non… au contraire. Est-ce que je prends le risque que des portes me soient fermées d’un point vue professionnel ? Oui probablement. Est-ce si problématique ? Non. La vie personnelle ne devrait-elle pas prévaloir en TOUTES circonstances sur la vie professionnelle ? Avant je vous aurais dit NON. Aujourd’hui je vous dis OUI.

« Me raconter » comme je le fais est très bénéfique pour moi, donc c’est bien la preuve que je ne vais pas trop loin. Et cela devrait être l’unique critère.

Je tiens à préciser aussi que me raconter comme je le fais ne fait en aucun cas de moi une personne narcissique, si vous saviez, si le narcissisme était un nutriment, j’aurais eu des carences toute ma vie. C’est parce que je suis à l’opposé du narcissisme que j’ai fini par devenir l’ombre de moi-même. Donc si ma démarche est narcissique j’ai envie de dire AMEN. Ca veut dire que j’apprends à exister pour moi avant d’exister pour les autres, et cela me redonne confiance.


Les origines… (le titre pourri digne d’un film de science fiction)

Avant j’étais la personne la plus discrète de la planète quant à ma vie, je ne montrais pas mes sentiments et ne donnais à personne les armes pour me faire du mal. Je me protégeais, j’avais fait de mon enfance un sujet tabou, hors de question d’évoquer mes problèmes, mes doutes, je devais être sacrément en confiance pour partager quelque chose de personnel avec quelqu’un. Mon amie d’enfance A. le sait, et m’engueule quand elle s’aperçoit que je minimise encore tout.

Avec ma famille c’était pareil, mon objectif était de causer le moins de problèmes possibles, j’allais bien même quand je n’allais pas bien, et je ne voulais être un poids supplémentaire pour personne. C’était déjà assez dur comme ça.

Si mes proches me mettaient en colère je le gardais pour moi pour me protéger.

J’ai toujours été une personne de nature très positive, qui a appris à aller de l’avant quoi qu’il arrive. A aller bien quoi qu’il arrive. Mais je suis à un moment de ma vie où je réapprends à me connaitre, je m’interroge et remets en question des choses qui étaient jusqu’alors des certitudes. Tenez, je me suis toujours considérée comme une personne honnête, avec ses failles, mais honnête avant tout avec elle même. Et pourtant force est de constater que je n’ai jamais autant menti à personne… qu’à moi même.
J’ai été hypocrite malgré moi, avec moi, contre moi.

Parce que je suis et veux être positive, c’est ma nature de relativiser, beaucoup relativiser, sauf qu’on ne peut pas tout relativiser. Parce que relativiser comme je le fais revient en partie à étouffer le problème en lui accordant moins d’importance. « Ne te plains pas il y a pire que toi, il y a pire que toi, il y a pire que toi ». Finalement j’avais une vie rêvée comparée à une grande partie de la population mondiale, donc comment avoir l’indécence de s’apitoyer sur son sort ?


Je refoule, tu refoules, il refoule

Conséquence ? J’ai pratiqué le refoulement à très haut niveau. Aujourd’hui en affrontant ce que je voulais enfouir, j’ouvre une boite de Pandore. Ma décision de changer, de me remettre à écrire quand j’en aurais le courage, et le théâtre me forcent à ouvrir cette boite que je m’étais efforcée de garder scellée. Je suis entrée dans une phase où je dois laisser sortir des choses dont je n’avais parfois pas idée qu’elles pouvaient exister. Seulement il est nécessaire et bénéfique de les affronter, ce qui fait mal aujourd’hui m’empêchera d’atteindre un point de rupture dans 5 ans.

C’est étrange à écrire, mais oui, il y a 4 ans à peine, je ne me voyais pas vraiment de futur, je n’arrivais plus à me projeter. Je me demandais comment j’allais avancer, si loin, si longtemps, j’étais fatiguée d’avance. A 25 ans, j’avais un coeur abimé, et une âme déjà fatiguée. Je voulais baisser les bras, et si j’avais continué tête baissée sans prendre conscience de tout ce que je vous écris aujourd’hui je sais que j’aurais baissé les bras dans 5 ou 10 ans.

Depuis, je fais un travail sur moi pour apprendre à écouter ce que je ressens vraiment et à vivre avec sereinement. Je vous en ai déjà parlé, le blog et ma pratique du théâtre ne sont pas des activités anodines, si j’ai commencé ces activités si récemment, ce n’est pas uniquement par passion et amour de l’art.

On peut dire que ces activités agissent dans mon « développement personnel », cette « discipline » que je pensais digne d’un gourou option charlatan… Elle m’aura pourtant sauvé la vie. Rien que ça. Parce qu’une vie où on s’oublie n’en est pas vraiment une, et peut finir par se rompre plus vite.

Globalement je m’en sors bien, mais parfois j’avance, j’avance, j’avance encore, et sans prévenir voilà que je me me retrouve à faire quelques pas en arrière. Je crois avoir réglé certaines choses, alors que je me suis plutôt convaincue de les avoir réglées ou j’ai plutôt continué à vivre comme si elles avaient disparues toute seules. Je ne maitrise absolument pas ma capacité à faire l’autruche, c’est si inconscient, j’ai tant tenté de toujours aller bien que c’est devenu un automatisme de tromper ma propre conscience.

Donc maintenant que je m’efforce de m’écouter et de me confronter, de ne plus jamais être une grosse autruche, je passe par des phases pas très faciles. Qui impliquent des phases de découragement, des périodes, où si je m’écoutais, je m’enfermerais chez moi pour toujours, je me nourrirais de thon en boite que je partagerais avec Georges (ahaha j’imagine le truc), je regarderais des films et lirais des livres en me coupant totalement du monde. Des périodes où je suis toute petite, vulnérable et hypersensible. Dès lors où toute interaction sociale est plus fatiguante.

A force de refoulement, je n’ai pas laissé s’exprimer une colère, une rancoeur, et une tristesse que je voulais taire envers et contre tout, toujours inconsciemment. A jouer avec mes propres émotions comme je l’ai fait, je ne parviens plus à les contrôler et j’ai peur de ce que je peux ressentir face à l’imprévu. J’ai presque peur de devenir une sociopathe qui mettra le feu à son immeuble (chers voisins si vous me lisez)(Bon je déconne, faut pas pousser)(et ce serait plus gratifiant de découper des gens comme Hannibal de toute façon)(JE RIGOLE, je suis sarcastique quels que soient les sujets, je ne suis pas encore folle).

Avant je gérais ces situations, je pouvais être une coquille vidée mais toute jolie à l’extérieur. Aujourd’hui, maintenant que la boite de Pandore est ouverte j’ai moins de capacité à faire semblant.


Pourquoi je vous raconte tout ça ?

Alors pourquoi je vous explique tout ça ? Pourquoi j’ai envie de répondre à ceux qui me demandent comment je fais pour écrire des choses « si personnelles » comme si je me mettais en danger ?

Parce que je ne suis pas la seule responsable de ce refoulement de haut niveau, parce que si cela peut paraitre si osé de parler de soi « vraiment », c’est qu’on nous conditionne à penser qu’on ne doit pas le faire.

Parce qu’on nous conditionne à répondre que tout va bien quand on nous demande si ça va, parce qu’on ne supporte pas se montrer fragilisé aux yeux du monde, parce que les gens pourraient ne plus m’apprécier s’ils voyaient que je ne suis pas seulement la Jess rigolote qui déconne et sourit tout le temps, tente de remonter le moral de la planète pour ne pas avoir à s’occuper de son propre moral. Mais que je suis aussi une personne avec des états d’âme, qui peut être triste.

Donc je vais vous dire par rapport à quel critère je vais trop loin : celui de la bonne convenance, dans notre société où tout est codifié et sujet au jugement de ses nombreuses mauvaises langues.

Je vous raconte ça parce qu’on refoule tous à notre échelle, si je peux vous aider à prendre conscience de la nocivité de ne pas vous écouter, cet article n’aura pas servi à rien.

Rien ne devrait être négatif dans le fait de s’exprimer sur ce qu’on ressent, rien de devrait être négatif dans le fait de vouloir connaitre une personne dans son entièreté, ce n’est pas une mauvaise chose de dire à ses potes qu’on n’a pas le moral et que si on veut tant aller faire la fête avec eux ce soir, c’est qu’on veut penser à autre chose, rien ne devrait être négatif dans le fait de se livrer à sa famille. C’est difficile, pas négatif. J’en suis encore loin pour ce dernier point, mais j’essaye.

Et c’est là que le vrai commence, c’est là qu’on réalise ce qu’il y a de plus beau dans l’humain, les plus belles relations ne peuvent exister que si elles se construisent sur une réalité. En aucun cas sur une représentation. Or la vie hors de chez nous est une sorte de perpétuelle représentation, à coup de sourires, de faux semblants, et je dois dire que dans le monde du travail c’est poussé à l’extrême, je le retrouve même dans le monde du blog…

Les aspérités rendent les choses belles, elles les humanisent.

Les conséquences sur le blog

Avec cet article je vous explique aussi pourquoi il m’arrive de me couper un peu du blog alors que j’ai pourtant le temps d’écrire. Pourquoi il m’arrive parfois de laisser mon compte Instagram en plan pendant 10 jours sans donner de nouvelles, parce que j’ai du mal à trouver du sens dans le fait de partager une jolie photo happy quand je ne suis pas si happy que ça.

Or cela favorise mon spleen, parce que le blog avait un énorme potentiel que j’ai gâché en ne sachant pas m’investir coûte que coûte. Je finis par me comparer et reperdre toute ma confiance si durement gagnée. Et je réalise naïvement que les amitiés que je pensais avoir créées ne sont souvent qu’illusion car vouées à rester creuses.

Au final je suis parfois sur le quai d’une gare, le train passe devant moi sans me laisser la possibilité de monter.

Ce soir, je peux dire que je me sens de nouveau dans une bonne phase, et c’est justement parce que je me sens moins vulnérable que je peux enfin publier cet article qui est rédigé depuis le moins de Janvier (souvenez-vous mes articles de fin d’année, mes concours de Noël avortés, je tenais à tout vous expliquer, mais je pense avoir trouvé le bon moyen de le faire sans entrer dans les détails, et vous faisant profiter de ma petite expérience…)

Cet article vous montre aussi un peu qu’on peut vivre de son blog en restant complètement soi même, enfin je crois ^^

PS : c’est volontaire de ne pas vouloir poser des mots pour désigner certains états que j’aborde. Je ne fais pas que refouler, j’ai parfois du mal à regarder la réalité en face donc je préfèrerais qu’on n’emploie pas de termes « médicaux » ou psychologiques qui de toute façon en 2016 sont devenus tellement tendances qu’ils ne veulent plus rien dire.

Plein de bisous, plein d’amour et belle soirée. Peut-être que cet article de 30 km sera raccourci et beaucoup moins détaillé quand je me dirais « han mais qu’est-ce que t’as publié Jess !??? »

Que pensez-vous de tout ça ? Vous avez un avis sur le refoulement ? Vous pensez que j’ai tord ? Si oui dites-le le débat sera d’autant plus intéressant :)

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30 commentaires

  1. Miss Blemish dit :

    C’est un article très touchant Jess. Je suis certaines que l’on sera beaucoup à se reconnaître dans certains traits que tu décris, certains échappatoires, ces faux sourires et cette envie de sauver la terre entière plutôt que de regarder ce qui nous fait mal en face. C’est brave d’en parler ici ouvertement, de mettre des mots sur ce que l’on cache souvent, ce sont avec des articles comme ça que peut-être, progressivement, on apprendra à ne plus rougir de ses faiblesses. (pour les hommes dont la société attend qu’ils soient forts, pour les femmes qui ont appris à le cacher puisque trop souvent encore la moindre faiblesse dévoilée est utilisée pour montrer qu’elles ne sont pas à la hauteur des hommes)
    Douce soirée et plein d’énergie, de courage et de bienveillance de toi à toi sur ce chemin-là <3

  2. Djahann dit :

    Tu as tout à fait raison dans ce que tu écris et de l’avoir publié. Il faudrait tellement toujours être parfait…. eh bien non, nous sommes humains et avons tous des failles, c’est bien normal.

  3. Prisc dit :

    Le monde du travail est effectivement un monde de l’apparence. Ça m’a toujours beaucoup déstabilisée (je ne sais pas faire semblant pour le coup). Bravo pour ta démarche courageuse et pour ce bel article ;)

  4. Léa dit :

    Très bel article. C’est agréable de pouvoir lire autant de franchise… Si tout le monde pouvait être aussi vrai que ça, la vie n’en serait que plus douce.
    Je te souhaite une bonne continuation, à toi, et à ton blog qui me conquis de plus en plus.

  5. chubaka dit :

    Je pense que c’est bien de faire ce genre d’articles pour plusieurs raisons. Déjà, ça montre que tu es humaine et pas superficielle. Ensuite, je pense que pour toi c’est bien parce que ça aide à assumer qui on est mais aussi comme ça tu peux t’adresser à des personnes que tu ne connais pas.

    Non, je pense vraiment que tu as raison de faire des articles comme ceux-ci. Et pour l’histoire de faire une thérapie franchement je trouve que c’est une bonne idée. Aujourd’hui on est dans une société qui avance trop rapidement, personne n’a jamais le temps de ne rien faire. Du coup, personne ne réfléchit vraiment à qui il est et je trouve ça triste car finalement personne ne se connait réellement. Personnellement, quand je parle d’introspection autour de moi on me prend pour une tarée alors que je trouve que c’est très important de réfléchir sur soi.

    En tout cas ces articles sont une très bonne initiative et j’espère que tu vas continuer, surtout si ça t’apporte de « la paix intérieure » haha

  6. Alexandra dit :

    Coucou ! Je me reconnais beaucoup dans ton article quand tu parles du refoulement et en quelque sorte de prendre sur soi, j’étais pendant longtemps très discrète, plutôt pessimiste, sans grande confiance en moi…Puis je suis passée par une phase où mon corps m’a fait comprendre que stop, je ne pouvais pas aller de l’avant comme ça et m’épanouir. Positive, j’essai de l’être chaque jour un peu plus, mais comme tu l’as très bien décris reprendre confiance en soi et savoir mieux s’écouter ce n’est pas aussi simple que ça. Je pense que la création de mon blog est aussi une étape de ma vie qui m’a permis de rassembler mon courage et de me lancer dans un projet qui me challenge et me pousse vers l’avant, de me libérer.
    En tout cas merci pour cet article, d’avoir partager avec nous ton ressenti ! J’espère que cette bonne phase va se poursuivre pour toi, j’ai hâte de voir l’évolution du blog =)
    Alexandra

  7. Elodie dit :

    Un grand bravo pour cet article ! Ce n’est pas facile de s’exprimer sur soit-même et je pense que tu as parfaitement le droit d’écrire ce que tu écris. Combien de gens ont utilisé les blogs au début du mouvement pour parler de tout et rien, évoquer leur ressentit sur des choses, partager, etc… Tu n’as pas à t’en cacher et encore moins à devoir arrêter d’écrire ce que tu penses, c’est ton blog t’en fais ce que tu veux ! Non mais oh ! F**k ceux qui critiquent ;)

  8. Aurore dit :

    C’est ce genre d’article qui m’a donné envie d’appuyer sur le bouton abonner dans Hellocoton. C’est ce genre d’article qui font que maintenant, je lis 90% de tes articles (et si tu demandes où sont ces 10%, se sont tout simplement pour les looks, la mode n’a jamais été trop mon truc). C’est ce genre d’article qui fait que j’ai un sourire qui se pointe quand je le vois s’afficher dans mon fil d’actualité.

    Cet article en particulier me fait me sentir beaucoup moins seule, mieux comprise. Comme toi, le refoulement, j’ai connu et après m’en être rendu compte j’essaie de tout simplement prendre soin de moi et de mieux m’écouter.

    Je lisais un article sur le blog de Candice Colin, elle disait qu’elle essayait de se rappeler qu’elle était la personne la plus importante de sa vie. J’adore cette phrase qu’on a tendance a oublié on est la personne la plus importante de notre vie et j’ajouterais que personne ne pourra aussi bien prendre soin de nous que nous même !

    Douce nuit (oui, il s’agit bien d’une référence à la chanson de noël, alors qu’il fait enfin 30 degrés à Paris) Jessica !

  9. Sarah dit :

    Tu m’as complètement scotché avec ta jolie plume !

  10. J’ai découvert ton blog il n’y a pas très longtemps, j’ai eu la chance de te rencontrer dans la foulée (et dans le monde dans la blogosphère, c’est chose rare). Je prends un plaisir fou à me couper du monde quelques minutes pour te lire. Tu as les mots justes à chaque fois (selon moi en tout cas) et si je le pense c’est parce que j’ai l’impression que tu as la voix, les paroles, les pensées, les mots que je n’arrive pas à exprimer moi-même. C’est peut être étrange de dire ça, je ne veux pas paraitre pour une folle !!

    Disons que par le plus grand des hasards, tes articles abordent souvent des sujets auxquels je suis confrontée pile à ce moment là. Alors voilà, je n’ai pas d’explication rationnel à ce phénomène mais c’est comme ça.

    Cet article est touchant et très pertinent. Oui, on est complètement conditionné à agir de façon à donner une certaine image de nous et à force de mentir aux autres, on se ment aussi à soi-même et on se perd. C’est quand on arrive à ce stade qu’il est difficile de revenir, le chemin peut être long et je sais de quoi je parle. Et je suis contente d’apprendre que tu t’en sors, même si tu as des envies de thon en boîte de temps en temps !!

    Je te souhaite une bonne journée Jess !

  11. DelphineB dit :

    Bonjour

    Bravo et merci pour cet article, qui a dû te faire du bien d’écrire !
    Je comprends tout a fait ce que tu peux ressentir. (Je suis moi même en train de voir comment me lancer dans un blog mais je pèse le pour et le contre pour savoir ce qu’il faut mettre ou pas, jusqu’où aller et puis que faire les jours où ça ne va pas…Tu m’aides avec ce que je viens de lire.)

    Bonne continuation et bonne journée.

  12. Merci pour ce bel article. J’aime les articles à cœur ouvert et personnellement je trouve qu’il donne tout leur sens à ton blog. C’est ainsi que l’on te connait, c’est ainsi que l’on t’aime, c’est ainsi que l’on aime te suivre. Si demain, ton blog devient un magazine, entre publicité et article creux, j’irai acheter Biba :) Mais je ne suis pas vraiment inquiète sur le sujet. Continue ainsi. A très bientôt.
    Lucille

  13. Jack dit :

    Chez chaque personne il y a plusieurs aspects. Il y en a qu’on montre et d’autres qu’on préfère garder pour soi. Ca évite d’aborder certains sujets.

    En quelque sorte on « préserve » son jardin secret.

    Ca n’a rien d’hypocrite car on ne ment pas dans ce qu’on montre tous les jours, c’est juste qu’il y a autre chose qu’on n’a pas envie de partager.

    Je ne sais pas si ce qui est positif ou négatif ni s’il y a du positif ou du négatif dans le fait de se taire ou de s’exprimer sur certaines choses.

    Peut-être que ça dépend de chacun ? On peut se sentir bien en s’exprimant ou se sentir bien en se taisant…

    J’avoue : je ne me mouille pas beaucoup en écrivant ça, mais après tout chaque personne est différente, alors ce qui est positif pour une ne l’est peut-être pas pour l’autre…

  14. SYLVIE dit :

    Chère Jessica,

    Je comprends pourquoi tu as mis tant de temps à publier cet article, il est très intime tout en restant pudique. J’aime beaucoup cette dualité chez toi tu es à la fois généreuse, pudique et sensible. Ce sont de belles qualité qui font de toi un être humain très « bon » et tournée vers les autres.

    C’est très généreux de vouloir partager tes expériences avec les autres pour grandir et faire grandir. Finalement partage est très thérapeutique car cela permet de prendre du recul sur sa situation et mettre des mots sur des faits/des sentiments.

    Parfois les mots sont très dur. Dans mon cas j’ai oublié des faits, mis un joli mouchoir dessus, surtout pas prononcé les mots et essayé d’oublier. On oublie jamais la vérité et 10 ans après j’ai affronté le passé pour être mieux pour vivre avec moi-même. J’ai toujours été ma pire ennemie et faire la paix avec moi-même m’a rendue plus heureuse.
    Pour moi mettre des mots a été fondamental, ce fut la fin d’un processus d’acceptation pour aller de l’avant ne pas oublier le passer ou le caché mais juste le laisser à sa place « loin derrière ».
    J’ai constaté que le passé n’a pas d’emprise sur le présent si on l’accepte vraiment. Le refouler lui donne tellement plus de pouvoir comme le montre du placard quand on est enfant.

    En discutant autour de moi je me rends compte qu’on a tous nos cicatrices visibles ou invisibles toutes plus dures les unes que les autres, qu’on soit riche ou pauvre, avec une enfance heureuse ou malheureuse, on est tous dans le même bateaux et la vie ne nous épargne pas. Toutefois la vie est bien belle et je revivrai la mienne sans hésiter une seconde (bon là on a l’impression que j’ai 90 ans à mort mais pas du tout)

    En tous cas je te félicite pour ton courage, ton honnêté continue.

  15. Sarah dit :

    J’ai découvert un de tes articles par hasard en cherchant de nouvelles séries sympas à regarder car un bonne boulimique je les avale à une vitesse folle. Et puis je me suis dit « tiens elle ne dit pas que des niaiseries celle-là, si on allait voir plus loin? » . Et de fil en aiguille je me suis retrouvée à lire de plus en plus de tes articles et a les apprécier même, et surtout surtout à les lire du début à la fin sans clics intempestifs :)
    Enfin bref quelque soient les merdouilles qui t’arrivent/te sont arrivées tu sembles être une belle personne et en tout cas moi tu m’apporte toujours quelque chose de positif quelque soit le sujet (même si pour rejoindre une autre nana plus haut exception faite des articles modes dont je ne suis pas trop fan)
    A bientôt en tout cas! :)

  16. J’ai adoré cet article. Vraiment adoré, car il m’a touché, j’avais l’impression vraiment de te comprendre, de me comprendre mieux aussi… là sur le coup j’ai envie de te dire pleins de chsoes, de partager des pensées mais justement le courage que tu as, je ne l’ai pas encore pour le faire ici en commentaire…
    Bisous! <3

  17. Adeline dit :

    Même si dans ton texte on sent que tu as besoins de te rassurer sur certaines choses, j’admire ton « chemin » de tous les jours car je m’y retrouve un peu. Et c’est beaucoup plus intéressant de voir l’évolution d’un parcours comme le tien que celui de quelqu’un qui a une vie personnelle « plus facile ».

  18. Alizée dit :

    Je n’avais pas lu d’article aussi Vrai depuis bien longtemps. Chaque vie est différente, mais certains états d’âme sont sensiblement proches.
    Je me demandais si justement il y avait des personnes comme moi, avec des moments de refoulement, des moments où tout va bien et où soudainement, on se laisse submerger par tout ces sentiments mis de côté. Le monde s’écroule, et on a l’impression d’être dans le Tartare, condamné à perpétuité, à récupérer péniblement un semblant de confiance et d’estime sûrement acquis.

    Comme toi, à 25 ans, je n’ai aucune confiance en l’avenir. Tes mots et tes 4 ans me donnent de l’espoir.
    On devrait tous avoir le courage de pouvoir en parler, ce n’est absolument pas impudique. On arrive pas à être faux et je trouve que oui, cela rend plus humain. C’est dur d’être parfait et je pense que ne montrer que cet aspect sans impureté nuit sensiblement aux autres aussi.

  19. Wendy dit :

    Je découvre ton blog avec cet article et … wow… j’ai envie de te dire Bravo!
    Et aussi de dire que je te comprend et que je retrouve une grand part de moi (soucis, refoulement et l’écriture bénéfique) dans tout ce que tu nous évoques.J’en ai quasi eu des frissons en te lisant!
    C’est difficile à expliquer mais j’en ai même eu la sensation de « te voir au moment ou tu écrivait cet article »… Bref
    Bravo pour ta prise de conscience, continue dans cette voie. Et merci de partager toutes ces choses douces et positives avec tes lecteurs! <3

  20. […] ne pouvais qu’aimer la franchise renouvelée de Jessica dans cet article humeur. […]

  21. Sarah dit :

    Merci pour cet article très touchant et très parlant..

  22. Antoine dit :

    Très jolie plume dis donc !

      1. A dit :

        WÉ WÉ TROP POLIE !

  23. Céline dit :

    Bonjour Jessica,

    Je viens de découvrir ton compte Ig et ton blog. Le titre de ton article m’a tout de suite interpellée. Je me reconnais tellement dans tes propos…J’ai vécu un drame étant petite, drame que j’ai refoulé pendant des années, pendant 30 ans.

    Sans rentrer dans les détails, j’ai gardé cette « chose » en moi durant toutes ces années et c’est lors de ma seconde grossesse que j’ai enfin réussi à me délivrer de ce secret qui me hantait depuis toutes ces années. Ce fut la délivrance.

    A ce moment là, l’envie de créer mon blog fut très forte et me paraissait être une évidence. Plus que jamais, j’ai ressenti le besoin d’écrire, de parler, d’échanger avec des personnes différentes. Plus que jamais, j’avais besoin de m’exprimer…Mon blog m’a reboostée à un moment où je n’étais pas très bien et me redonne confiance en moi petit à petit. Un peu comme une thérapie en fait !

    Alors, merci merci beaucoup pour ton article si vrai, si sincère, j’espère qu’un jour j’arriverai à me livrer de la même façon car je sens que j’en ai réellement besoin.

    Je t’embrasse

    Céline

    1. dollyjessy dit :

      Hello Céline, vu comme tu le dis j’ai l’impression de savoir de quoi tu parles mais c’est qu’une impression. C’est rare que je rencontre quelqu’un qui voit exactement ce que je veux dire concernant le refoulement, c’est très gentil de ta part de partager ton expérience. Bravo pour ton blog et d’avoir eu le courage de le faire, quant au fait d’écrire ce genre d’articles je t’avoue que je me demande parfois si j’ai bien fait, maintenant c’est fait mais ce n’est pas une évidence. En tout cas grâce à des commentaires comme le tiens je me sens plus rassurée. Des bises et à très vite j’espère <3

  24. Margaux dit :

    Coucou :)

    Tu ne dois surement plus te souvenir de moi ça fait un moment que je n’ai pas pu passer par ici, mes études de médecine obligent ! :)

    Encore une fois, comme pour énormément de tes articles, je me reconnais et je me dis que j’aurais pu l’écrire. Enfin en l’occurrence c’est plutôt dans « l’ancienne toi » que je me reconnais, il faut croire que je n’ai pas encore eu le déclic. On m’a toujours dit que si je continuais comme ça j’allais terminer avec un ulcère à l’estomac, et c’est vrai que vu la chance que j’ai niveau santé ça me pend au nez :P
    Enfin aussi étrange que cela puisse paraître, cet article m’emplit d’espoir ! Je me dis qu’une rencontre, un événement, un choix ou quoi que ce soit d’autre qui arrivera un jour pourras m’aider à sortir de ma cage même si visiblement c’est un travail de tout instant !
    Plus ça va plus je me dis que (enfin pour moi en tout cas) ce besoin de se protéger, de tout refouler et ne jamais rien extérioriser est intimement relié à cette envie de toujours faire bonne impression dans ce monde tellement basé sur l’apparence où parler de quelque chose de personnel revient à passer pour quelqu’un de narcissique, alors que comme tu l’as décrit, c’est bien souvent tout l’inverse …

    Bon si je continue je vais encore partir dans tous les sens et ce commentaire n’aura plus aucun sens :P

    Je suis bien contente d’être repassée par ici, bisous à toi et à très vite j’espère ! :)

  25. Lucie dit :

    J’adore !
    Cet article fait complètement écho à ce que je vis. Tu oses et tu as mille fois raison. C’est VRAI. Ça conforte dans l’idée de s’écouter, de se défaire du regard des autres et de continuer à sortir de sa zone…
    Un billet de 30 km qui vaut le coup d’être lu !

    1. dollyjessy dit :

      Merci Lucie, ça me touche beaucoup et je suis ravie que tu aies apprécié ce LONG article ;)

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