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Mood 17 • 11 • 15

Vivre après qu’il soit parti.

J’ai publié un court message sur Facebook et Instagram qui suffit à résumer mon ressenti après ce qu’il s’est passé Vendredi. Comme en Janvier je ressens un malaise face à la médiatisation de tout ça mais là on s’en fiche un peu. Une chose est sure, que ce soit après ce qu’il s’est passé à Paris vendredi, ou après ce qu’il se passe dans le monde tous les jours, beaucoup de gens vont passer par cette étape difficile, après avoir reçu un coup de téléphone qu’ils n’auraient jamais voulu recevoir. Et c’est de ça dont j’ai envie de parler. Pour apporter une sorte de soutien, à ma façon aux gens qui l’ont reçu, cet appel.

Tu le voyais souvent, vous aviez pour habitude de rire ensemble, de refaire le monde autour d’un café, d’un verre de vin, d’une bouteille de Tequila. Ou alors tu vivais avec lui, si habitué à le voir que c’est à peine si tu lui disais encore Bonjour le matin. Tu ne lui disais pas forcément que tu l’aimais, après tout il le savait, et vous aviez la vie devant vous pour vous le dire. Inutile de se presser, tu te disais. Tu savais que tu allais le revoir, le lendemain, la semaine d’après, à son mariage, aux anniversaires des gosses qu’il allait avoir.

Et ce matin là, on t’appelle. Tu décroches, quelqu’un en pleurs au bout du fil te dit qu’il est parti. Sur le coup t’y crois pas, tu ne réagis pas tout de suite. On pourrait penser que lorsqu’on nous annonce une nouvelle pareille on s’effondre forcément immédiatement, d’ailleurs tu ne t’effondres pas tout de suite et tu t’en veux. A l’enterrement tu regardes ce qu’il se passe, après avoir pleuré toute la nuit, tu te sens vidé, tu ne peux même plus pleurer, t’as envie de claquer contre un mur tous les gens qui te disent de rester courageux. Ton cerveau te protège mais tu le ne sais pas. Tu ne sais pas pourquoi tu ne pleures plus. Le soir même, tu t’effondres, tu te demandes pourquoi, tu ne comprends pas, tu fumes, tu descends la moitié du blanc, tu recherches l’ivresse, l’inconscience, l’oubli. Tu parles de lui avec les autres, vous souriez en pensant à la façon dont il avait de ne jamais refermer le dentifrice, à sa manie d’être tout le temps en retard, de remettre le pot de Nutella vide dans le placard, et vous vous surprenez à rire. Vous vous en voulez, de rire en de pareilles circonstances, et tu t’en veux de l’avoir engueulé à cause d’une pâte à tartiner, tu fais la liste dans ta tête de tous les instants où tu aurais pu le prendre dans tes bras, tu te demandes pourquoi tu ne l’as pas fait.

Le lendemain matin, tu repenses au dernier moment où tu l’as vu, et tout ce qui semblait ne pas vouloir sortir quand tu étais avec tous les autres hier soir, t’arrives en pleine figure. Tu pleures à n’en plus pouvoir, pendant de très longues minutes tu te dis que la souffrance que tu ressens maintenant est trop forte pour être supportée, tu te demandes pourquoi t’es là, tu te demandes comment faire pour l’abréger cette putain de souffrance. Ca fait tellement mal, ton coeur se tord, tu tentes de reprendre ton souffle, tu te dis que c’est la fin, que tu ne pourras pas supporter ce mal-être le reste de ta vie. Quelques heures après, le calme s’installe, tu es mélancolique, toujours très triste, mais tu réalises que mettre fin à tes jours pour tout supporter n’est pas une solution, en plus tu le connais, tu sais qu’il ne t’aurait jamais laissé penser comme ça. D’ailleurs quand tu parles de lui, tu hésites à parler au passé, au présent, au conditionnel. Tu réalises que ce sera très difficile, mais que tu vas devoir le supporter, de toute façon tu n’as pas le choix. Les autres comptent sur toi, tu te dis que jamais tu ne pourrais leur faire endurer à nouveau cet effroi.

Tu vas jusqu’à te demander comment certaines personnes font pour rester en vie quand elles ont tout perdu. A quoi est-ce qu’elles s’accrochent, à quoi bon ? On se demande comment il est possible de faire le deuil d’un être cher. On doute souvent de nos capacités, mais on a pourtant cette faculté, de faire face à l’impensable. De vivre en apnée, de remonter, de parvenir à continuer, sans jamais oublier. C’est ce qu’on appelle la résilience.

Bien sûr parfois la détresse revient, comme aujourd’hui, et aujourd’hui tu ne vois plus d’issue, tu regardes par la fenêtre longuement en fixant le sol, tu te demandes combien il te reste de somnifères dans la boite de médicaments. Tu vas travailler et en attendant le métro tu te fais un film dans ta tête. Tu t’imagines sauter sur la voie, mais le métro arrive et tu ne le fais pas.

Tu t’en veux d’avoir des pensées morbides, tu te trouves tellement égoiste, c’est lui qui est parti alors il n’avait rien demandé. Et toi qui as la chance d’être encore là, tu as des pensées morbides et tu joues au dépressif. Pfff, mais tu te fous de la gueule de qui ? Et voilà que tu t’auto-flagelles pour rien.

Donc tu continues, mais tu ne te vois plus d’avenir. Tu as vu que tout ne tenait à un fil donc tu ne veux plus entendre parler du moindre projet, tu vis au jour le jour.

Les mois passent, tu passes par toutes ces phases, encore et encore, tu t’enfonces, tu penses, tu pleures, tu agonises de l’intérieur, quand soudain tu arrives plus facilement à te lever le matin, tu arrives à rire, à faire des blagues à la con, à vouloir des gosses, ceux qui ne connaissent pas ton histoire ne se douteraient pas une seconde du brouahaha intérieur qui t’anime. Ils ne se doutent pas de l’état dans lequel tu seras peut-être ce soir quand au détour d’un café tu entendras cette chanson qui te fera penser à lui, quand en regardant cet acteur parler, tu l’entendras lui. Quand tu arriveras à tout ramener à lui.

Le temps va passer, quand tu penseras à lui tu ne pleureras pas toujours, tu vas réussir à vivre avec, tu vas te reposer sur les gens qui t’entourent pour y arriver, sur tous les gens qui t’aiment. Evidemment à cet instant tu n’y crois pas, et puis tu n’as pas envie d’y croire. Tu veux pleurer quand tu penses à lui, tu veux te rappeler à quel point il était exceptionnel, tu veux te rappeler qu’il te manque, tu ne veux pas accepter, ni faire le deuil, mais pourtant tu vas le faire. Et crois-moi tu vas y arriver. Tu n’es pas le premier ni le dernier à passer par là. Même si parfois tu te dis que personne ne peut comprendre ce que tu ressens, évidemment que ta souffrance t’appartient, évidemment qu’on n’est pas tous pareil, mais on a tous cette résilience en nous.

On a tous un cerveau qui veut nous protéger. Et on veut tous vivre pour lui. Crois-moi, tu vas y arriver. Je te le promets.

Pas sure que ce soit bien interprété mais tous ces mots sont sortis comme ça, et la résilience, ce phénomène qui me fascine, qui me fait croire en l’humain malgré tout, c’est ce dont on va avoir besoin maintenant. On va avoir besoin de cesser de faire l’autruche, on va avoir besoin de courage, et d’une capacité à rester debout. Et je compatis du plus profond de mon coeur pour tous ces gens qui en ce moment même n’y croient plus en la résilience. Et on ne peut pas les blâmer. Montrons leur qu’on est là, que l’entraide est la clef pour réussir à gravir des montagnes, quand bien même elles semblent hors de portée.

54 commentaires

  1. Lisa dit :

    Super … Vraiment
    Merci !

    1. dollyjessy dit :

      Contente que tu apprécies Lisa, merci.

  2. Mathiilde dit :

    Je ne sais pas comment tu as fais pour faire ressortir tous les mots qui me manquaient. Mais c’est exactement ça en faite. c’est exactement ça… !

  3. Géraldine G dit :

    ce texte m’a touchée. Il m’a fait du bien. Courage à tous ceux qui souffrent en ce moment…

    1. dollyjessy dit :

      Contente de lire cela, merci Géraldine, ils en ont bien besoin.

  4. Magnifique texte qui me touche beaucoup …

  5. Lemondedejustine dit :

    Tu as les mots justes a force d avoir vécu avec la mort je me suis comme crée une carapace et ces derniers jours j ai encore ravalé mes larmes ce qui n est pas très bon. Ce soir entre ton article , d autres , une émission , des musiques les larmes coulent petit a petit et j’attend le moment ou je vais m effondrer car je me sentirai moins mal je pense. En tout cas merci ❤️

    1. dollyjessy dit :

      Je comprends Justine, c’est plus facile à écrire qu’à faire mais il est essentiel que tu arrives à la briser cette carapace, ou au moins à le libérer de ce poids, au début ce sera dur mais à long terme ce sera mieux pour toi, tu ne dois pas avoir peur des larmes, n’hésite surtout pas à te faire aider si tu sens que c’est nécessaire. Je ne suis qu’une blogueuse, mais je sais que tout garder peut être très mauvais, donc je te souhaite sincèrement de te sentir moins mal :) Des bisous.

  6. Résilience… Voilà donc le mot qu’il me manquait dans mon article, moi qui pensait qu’il n’existait pas encore… Merci Jessica…

    1. dollyjessy dit :

      Il existe et il est bien surprenant ce mot :) Je t’en prie !

  7. Lilyclochette dit :

    Ce texte est bouleversant d émotions merci

  8. Stéphanie dit :

    Ces lignes sont magnifiques, très vraies et sensées. Merci, ça fait du bien.

    1. dollyjessy dit :

      Ca me touche beaucoup, merci à toi !

  9. Marie dit :

    Ce texte est magnifique et m’a tellement émue.
    J’ai perdu mon papa le mois dernier, bien trop tôt, bien trop jeune. Pas dans ces attentats, mais la blessure est tellement récente que ces évènements n’ont fait qu’enfoncer un couteau dans une plaie encore ouverte.

    Et je me retrouve dans chacun de ces mots là, que tu as posé sur du papier. Je me retrouve dans chacun d’eux. Dans chaque point, dans chaque virgule même.
    C’est vrai que l’on passe par tout un tas de phases morbides, qu’on a des hauts et des bas, et que l’on n’a plus de rêves, ni de projets. Mais si on est chanceux, si on fait parti des plus chanceux sur cette planète, on est entouré(e) de gens qui nous aiment et qui nous aident à remonter à la surface – et ce, autant de fois qu’il le faut. Toutes les semaines, tous les jours, parfois même plusieurs fois par jour.

    Alors quand tu nous promets que ça va aller, qu’on va y arriver, eh bien je te crois. :)

    Merci ♥

    1. dollyjessy dit :

      J’en suis désolée Marie, je te souhaite d’arriver à vivre de mieux en mieux avec, un mois c’est tellement récent donc cela ne doit pas être simple, je te souhaite du courage, et j’espère vraiment que tu vas y arriver. Des bisous et plein de pensées pour toi <3

  10. Melanie dit :

    Merci pour ce texte magnifique et sincère. Tu as vraiment dû l’écrire avec tes tripes et ça se sent. J’espère qu’il permettra aux gens qui souffrent en ce moment de se sentir moins seuls dans ces moments horriblement difficiles.

    1. dollyjessy dit :

      Je t’en prie Mélanie, merci à toi pour ton commentaire.

  11. Elise dit :

    Merveilleux. Pas de mots à rajouter. C’est juste beau, émouvant, réel. Et ça s’applique à ce qui nous arrive maintenant mais aussi à la vie… Merci.

    1. dollyjessy dit :

      Merci Elise, je suis contente que tu aies aimé le texte, bien que ce ne soit pas le plus joyeux du blog !

  12. Hellau You dit :

    Ton texte est vraiment superbe, de tout ceux que j’ai lu c’est celui qui m’a le plus touché, peut être parce qu’il parle du deuil en général mais tes explications font bien le lien … La résilience est en effet un phénomène fascinant et heureusement que les être humains ont cette capacité là !!

    1. dollyjessy dit :

      Merci beaucoup, je ne sais pas quoi répondre de plus mais ton commentaire me touche !

  13. Soavero dit :

    Ce texte m’a touché… jusqu’au larme ! Merci pour cette beauté en ces lignes.
    Prend soin de toi ma belle…

    Gros bisous

  14. Angelica Von-Stiehl dit :

    Exactement…
    Tout simplement…
    Merci

  15. Ténie dit :

    Oh Jessica… Ton article me parle tellement… Il y a quelques années maintenant, j’ai perdu mon père adoré, si gentil, si altruiste, si merveilleux. L’homme que j’admirais le plus au monde. Et bien tu vois, ces états que tu décris, ces alternances entre instants nostalgiques et pensées morbides, je les connais bien. Je me suis demandée comment j’allais survivre à ça, j’ai cru mourir, j’ai voulu tout arrêter et me tuer… Et puis je me suis dit que je ne pouvais pas faire ça à ceux qui restent, ma famille de sang, ma famille de coeur, ça aurait été si égoïste. Et puis je les aimais tellement aussi !
    J’ai tout eu, tout connu, les petits instants où on y pense moins et où la vie semble reprendre le dessus, les témoignages des amis sur ses qualités et ses défauts, les retours de flamme dès que je me retrouvais seule, la culpabilité.
    Aujourd’hui ça va mieux. J’avance. Il y a des jours plus difficiles que d’autres, mais je fais ce que je peux. Mais dès que quelque chose de bien arrive, dès que je pense à l’avenir, une petite voix me chuchote que sans lui, c’est quand même moins bien. Que ça sera toujours moins bien et que je devais givre avec cette pensée amère.
    Alors pour la justesse de tes mots, pour la finesse de ton écriture, et parce que j’ai le sentiment que tu as mis des mots sur mon ressenti personnel, je te dis un très grand merci Jessica. Merci pour tout.

    1. dollyjessy dit :

      Ca n’a pas dû être simple, ton commentaire me touche beaucoup, j’espère que cela sera moins difficile à vivre avec le temps, au moins tu ne cesses pas de penser à lui et c’est bien l’essentiel. Bon courage.

  16. Camille dit :

    Merci Jessica, ça fait du bien
    Courage

    1. dollyjessy dit :

      Merci Camille, à toi aussi.

  17. Lorelei dit :

    whaouh je suis soufflée par ce texe poignant, et si bien écrit….
    bravo ma belle, tu as touché beaucoup de coeurs je crois….
    ça me rappelle le roman que j’essaie d’écrire….

    bizzz

    1. dollyjessy dit :

      Merci beaucoup, ça me touche !

  18. Ju ☮ dit :

    Tes mots ont transpercé mon coeur. La lecture est douloureuse mais c’est tellement beau. Merci à toi!
    Bisous

    1. dollyjessy dit :

      J’espère qu’il va mieux ton coeur :)

  19. Floralie dit :

    Merci pour ce magnifique texte qui m’a touché !

    1. dollyjessy dit :

      Ravie qu’il te plaise Floralie, merci !

  20. Ton texte est magnifique, j’en ai eu les larmes aux yeux…

  21. Jack dit :

    Ton texte me rappelle la fin d’un film qui disait ceci :

    « Dans le chaos total de cette journée, tout ce que j’entendais, c’était des coups de feu, tout ce que je sentais c’était cette odeur de mort. Je suis sidérée quand je revois tout ça que mon esprit soit resté si clair, si juste.
    Il y avait 4 mots qui revenaient constamment dans ma tête, un peu comme un disque rayé : « tu es si cool ».
    Quelquefois Clarence me demande ce que j’aurais fait s’il était mort, si cette balle était entrée 5 centimètres plus à gauche et chaque fois, je souris, je fais comme si je ne voulais pas lui répondre. Mais je lui réponds toujours : je lui dis que j’aurais voulu mourir aussi, et puis que le chargin et l’envie de mourir auraient pâli peu à peu comme les étoiles à l’aube et que tout serait à peu près comme aujourd’hui… peut-être ».

    (Extrait du film « True Romance »)

  22. Lise dit :

    Un texte d’une grande maturité
    Merci

  23. Lucille dit :

    Magnifique texte
    Des mots bien choisis comme d’habitude
    Les événements me touchent au plus profond de moi je n’avais par chance pas de proche au mauvais endroit au mauvais moment
    Par contre tes mots me touchent car je me reconnais dans l’ensemble des phrases que tu as écrites … Cette résilience, cette envie de vivre au jour le jour, ces larmes qui montent en moi quand jentend bob Marley ou encore ACDC …
    Bref émue !

    1. dollyjessy dit :

      Merci beaucoup Lucille.

  24. Sylvie dit :

    Chère Jessica,

    Cet article est un bijoux, j’ai été très touchée par tes mots et par le talent que tu as pour trouver les mots justes.
    J’ai perdu des personnes très proche de moi (comme tout le monde je pense) et même si j’ai eu la chance de ne pas être touchée par les évènements récents, ces mots ont eu un écho en moi.

    J’ai immédiatement pensé à ma meilleure amie qui traverse un moment de deuil très difficile. Je l’ai immédiatement orienté vers ton article pour apaiser sa souffrance, ce sentiment si puissant et si difficile a verbaliser.

    Merci pour tes mots, tes articles toujours si beaux. Tu as un talent fou pour l’écriture et tel un caméléon du parles aussi bien de sujet léger comme de sujet fort et profond.

    bonne journée.

  25. Elodie dit :

    un texte entier, vrai ! touchant et plein de justesse. tu sais trouver les mots. je garde cet article précieusement . Merci

  26. TerraGaia dit :

    Quel texte ! Je suis encore dans l’émotion qu’il a suscité en moi. Tu as les mots justes et retranscrit les étapes qui jalonnent le deuil. Et c’est vrai qu’on ne pense pas toujours à cette rédemption envers nous-même qu’est la résilience. C’est une sacrée étape dans ce processus mais qui nous montre combien on peut être plus fort que tout.
    Donc, encore merci de nous le rappeler par cet écrit.
    Un livre superbe qui en parle très bien aussi est ;  » La Résilience ou comment renaître de sa souffrance  » de Boris Cyrulnik.

  27. Little Spring dit :

    Bonjour,

    J’avoue, je n’ai pas lu ton article quand tu l’as publié. J’ai vu le titre mais avec ce qui s’est passé, je voulais prendre un peu de temps. Mais en revenant sur ton blog j me suis dit qu’il fallait le lire. Rien que le titre est beau. Et là, j’ai envie de te dire merci pour les mots utilisés, ceux que tu as réussi à écrire. Ton article est tellement touchant.
    Je te souhaite une bonne après-midi :)

  28. Merci d’avoir rédigé ce texte, nous (Salima & moi) n’avons pas eu la force, le courage d’écrire. Trop dur. On se dit qu’on allait essayé de donner du frais, du pastel, des paillettes à nos followers… C’est sans doute bête mais dans ces moments là on s’accroche à des petites choses. Par exemple, la bouille de ton bébé chat chouette nous arrache des sourires merveilleux.
    On t’embrasse fort et te remercions encore pour ces mots.
    Angeline & Salima

    1. dollyjessy dit :

      Vous avez bien raison les filles ;) Merci pour votre commentaire, à bientôt.

  29. Mandy Malice dit :

    C ‘est tellement vrai , tellement ça , j ‘ai perdu mon premier amour il y a 8 ans exactement , j ‘ai réussi à me reconstruire , à refaire ma vie , ça été un long chemin parsemé d ’embûches , j ‘ai cru ne jamais y arriver , c ‘est là que l ‘on se rend compte de la force que l ‘on peut avoir au fond de nous .
    Merci pour ton article , qui m ‘ a beaucoup ému , j ‘aurais aimé le lire aussi il y a 8 ans .
    Bise

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