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Mood 09 • 07 • 15

De l’importance du contexte.

Quand j’étais petite je n’aimais pas avoir tord, je n’aimais pas revenir sur une position qui remettrait en cause ma crédibilité ou ma capacité de réflexion. Je décrétais parfois que cette oeuvre, ce film, cet artiste, était une merde infinie et je pouvais me fermer à la discussion. Je pouvais être anti ou pro quelque chose. En gros j’étais comme beaucoup de gens qui nous entourent. Catégoriques, parfois si têtus qu’ils peuvent ne pas vouloir changer d’avis juste pour rester en accord avec des bêtises qu’ils auraient pu dire auparavant. Sauf que dans mon cas j’ai très vite changé, mon cerveau s’est développé normalement, j’ai cessé de boire les paroles de certaines personnes de mon entourage, la vie m’a appris que rester campé sur une position n’était pas un signe de force, au contraire, accepter d’avoir eu tord, ou admettre qu’on a changé d’avis, relève bien plus d’un acte de sagesse. Surtout, les histoires que j’ai vécues m’ont appris l’importance du contexte. Le contexte, cette chose qui peut transformer un homme qui voulait simplement se défendre en meurtrier. Qui transforme cette épouse battue qui cherchait du réconfort auprès d’un autre, en femme infidèle. Cette chose absolument nécessaire pour pouvoir juger un acte, un fait, une situation, une personne.

Seulement les gens ont cette tendance à se montrer têtu, une question d’égo, et à voir les choses en noir ou blanc, en oubliant parfois l’importance du contexte. Parce qu’il faut être contre ou pour quelque chose, si on est entre les deux, c’est qu’on n’est pas foutu de faire un choix. Parce qu’il faut avoir un avis sur un sujet même si on n’y connait rien. Parce qu’il faut juger, même sans connaitre le pourquoi du comment. Parce qu’il faut dire « oui » ou « non », le « peut-être » c’est pour les faibles, le « mais » pour les hérétiques, les nuances pour les fous.

C’est une des raisons pour lesquelles j’ai souvent eu du mal avec la vie en société, où on tombe sans cesse sur ces gens qui ont un avis qu’ils ne veulent pas remettre en question, qui sont assez stupides pour penser que certaines choses ne se discutent pas. Alors que tout est à remettre en contexte, de la polygamie, au féminisme en passant pas les tendances partouzeuses du voisin.

Prenez la peine de mort, j’ai osé une fois affirmer que je pouvais comprendre sa légalisation dans certains états. Je n’ai pas dit que j’étais pour sa légalisation en France, j’ai juste précisé que la question n’était pas si simple. C’est comme si j’avais annoncé que j’étais pour le lancement d’une bombe nucléaire juste pour voir ce que ça fait. Et je ne vous raconte pas quand j’ai dit à des proches que je pouvais comprendre les couples échangistes. JE NE DIS PAS QUE JE pratique l’échangisme, mais je ne peux pas juger pour autant ceux qui le pratiquent, il n’y pas mort d’homme, chacun s’amuse comme il le souhaite tant que c’est fait avec le consentement de tous les partis non ?

Vie de couple, sexualité, immobilier, politique, aucun débat ne peut se faire au sein d’un groupe sans qu’un con que quelqu’un ne pense avoir la science infuse. Or il est impossible d’avoir une discussion constructive avec ces gens. Il y a encore 5 ans je ne pouvais pas m’en empêcher face à un idiot, je devais la ramener, au risque d’être agressive, faute de pouvoir lui envoyer une chaise dans la tête. Aujourd’hui je suis capable de rester muette comme une carpe quand une personne comme ça est au centre d’une discussion, pour éviter de me mettre hors de moi. J’ai appris le concept de l’ignorance face à la bêtise.

A la bêtise de personnes qui sont parfois si sures d’elles qu’elles ne sont pas foutues de voir qu’entre le blanc et le noir, les nuances de gris sont infinies. Une propension au manichéisme qui ne nous aidera pas. Car c’est ce qui conduit à l’intolérance extrême, c’est ce qui conduit à des comportements dangereux. C’est ce qui conduit ceux qui ont un mode de vie différent à l’échafaud.

Mais ces temps-ci je suis moins forte face à la bêtise, je me sens plus fébrile, plus sensible aux propos qu’on peut avoir à mon égard. Ou plutôt j’admets que certains propos peuvent beaucoup me toucher quand avant je ne l’aurais jamais admis. Car je suis sans arrêt jugée à tord, lorsque j’aborde la reconversion professionnelle atypique que je choisis, quand je réponds à certaines personnes que non, je ne fais plus le ramadan et que j’ai mes raisons. Quand j’aborde ma longue relation avec D., mon mariage à un jeune âge. Quand je dis que je ne veux pas d’enfant pour le moment, quand autour de moi si on n’a pas son premier gosse avant 30 ans, on a raté sa vie. D’habitude je suis rodée mais en ce moment c’est plus difficile. Parfois j’ai comme l’impression qu’on me place à poils au centre d’une arène, et que des gens me pointent du doigt en riant de mes tares, de ma prétendue folie.

En fait je ressens exactement la même chose que quand j’ai eu le malheur de faire pipi en plein milieu de la classe au CE1. (oh j’arrive pas à croire que je vous dis ça !!! La plus grosse honte de mon enfance !!!) Les autres élèves se fichaient de savoir que j’avais un problème qui me donnait envie de faire pipi tout le temps, de savoir que le maitre ne croyait pas à mon problème et refusait de me laisser aller aux toilettes (Oui Monsieur Durieux, si tu me lis, sache que tu m’as pourri la vie à l’école primaire, c’est cruel un enfant Mr Durieux !). Non la seule chose qui les intéressait, c’est que j’avais fait pipi, que c’était dégoutant. Ils se fichaient du contexte. Oui, je compare des adultes responsables et éduqués à des enfants de 7 ans. Ce qui nous montre bien l’ironie de la situation n’est-ce pas ?

Bon, en me relisant je vois que je n’ai pas tout à fait réussi à exprimer ce que je voulais partager, mais je ne suis pas sure de pouvoir y arriver de toute façon et j’avais envie d’aborder ce sujet, vous parler m’aide souvent dans mes moments de doute, donc je publie quand même ^^ Je suis sure que voyez quand même où je veux en venir, en tout cas je suis curieuse d’avoir votre avis sur la question !

Ca parait con dit comme ça, mais pensez-y la prochaine fois que vous vous surprendrez à ne pas prendre de recul lors d’une discussion.

Bonne soirée les copains, plein de bisous et à très vite ! <3

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27 commentaires

  1. Dorothée dit :

    Hello
    Ton article est plein de bon sens…j’avoue que parfois c’est difficile de rester stoïque face un débit de conneries tellement énormes qu’elles seraient censurées même sur Nrj 12 c’est dire…mais pour moi la sagesse s’ apprend ainsi. Ne pas se laisser persécuter par l’avis, le jugement des autres. Donner un sens, son sens à sa vie dans l’ignorance du mépris et des « quandiraton » c’est tellement jouissif. Alors les asservis intellectuels passez votre chemin…on vit notre vie comme on l’entends et on est heureux comme ça… ( alors oui a la peine de mort pour les pédophiles, violeurs, assassins/ oui au maman qui prennent le temps de le devenir (g une princesse de 20 mois et 33 ans) oui à ce qui bouscule ces normes qui nous ennuient)
    Vive les idées libres
    vive dollyjessy :-)

    1. dollyjessy dit :

      Ahaha pas mal la censure sur NRJ 12 ^^ On est d’accord Dorothée ;) Merci beaucoup pour ton commentaire, je t’embrasse !

  2. La_Soixantine dit :

    Oui je pense savoir où tu as voulu en venir.
    Le contexte c’est extrêmement important pour évaluer toute situation. On ne peut pas émettre une opinion ferme et définitive sans connaître tous les élèments. D’où l’intérêt de prendre du recul en toutes circonstances. Cependant, je le reconnais : c’est difficile de prendre du recul sur ce que l’on pense, ce que l’on dit, sur l’opinion qu’on a, c’est d’autant plus difficile quand on est critiqués et jugés.
    Je comprends parfaitement que tu puisses être touchée par ces gens qui se permettent de te juger mais en tant que lectrice fidèle je peux me permettre de dire qu’à mes yeux tu es un réel modèle de tolérance et que tu es bien plus forte que ça. Alors certes tu n’es pas une warrior imperméable aux critiques mais je sais que ça finira par passer. La sagesse reprendra le dessus ;). Et surtout : les cons on les emmerde !

    Voilà pour ma petite réaction à chaud.
    Gros bisous + câlin du Sud Ouest. En espérant t’apporter un peu de réconfort.

    1. dollyjessy dit :

      Et soudain je lis un commentaire comme le tiens, et tout va mieux. Merci beaucoup pour ça, merci de prendre le temps à chaque fois ma fidèle lectrice du Sur Ouest ^^ Des bisous, à très vite !!

  3. Savanes dit :

    Amen!! Exactement ce que je pense et ce que je vis.

    1. dollyjessy dit :

      Contente que tu t’y retrouve, nous ne sommes pas seules au moins ;)

  4. rodriguez dit :

    Salut , j’ai prit le temps de lire ton article (par curiosité ) :) :) .

    Et j’ai envie de dire que oui ,malheureusement chacun voit ce qu’il veut bien voir !!

    Une phrase que j’ai écrit qui pourrai en aider certains :

     » Regarde ce que tu ne voit pas et tu verras  »

    Oui la bêtise ou le déni ( conscient ou inconscient ) tu l’accepte moins
    ( ont est deux ) .

    Je pense que être comment dire ? tolèrent,patient sur le manque d’ouverture d’esprit des gens trop longtemps tu fini par fatiguer et perdre toute patiente ..

    Mais ce n’est qu’un coup de gueule passager car toi même tu le sait
    il faut de tout pour faire un monde :)

    En tous cas plein de courage (patiente ) surtout :) pour la suite il t’en faudra beaucoup :) :) :)

    1. dollyjessy dit :

      Merci d’avoir pris le temps de le lire alors ;) Et de commenter bien sûr ! A la prochaine.

  5. Amandine Sauret dit :

    Tiens, c’est marrant, nous avions hier la même discussion avec mon copain et ma belle-mère (une sacrée nana). C’est malheureux à dire, mais nous savons que discuter de tel ou tel autre sujet dit « sensible » (un rien peut suffire) avec certaines personnes, c’est peine perdue… même avec des personnes qui pourtant n’ont pas l’air si c** que ça !
    N’est-ce qu’une question d’ouverture d’esprit, de prise de recul ? Savoir écouter l’autre qui ne pense pas comme nous, s’intéresser à ce qu’il dit, considérer que revenir sur ses avis n’est pas une faiblesse, bien au contraire…
    J’enrage intérieurement souvent lorsque j’entends des inepties, des poncifs dégoulinants de bêtise que l’on entend encore et encore, peu importe l’âge d’ailleurs. Ouvre les yeux ! Ouvre-toi !

    Ton article résonne fort en moi.
    Parfois oui, on peut craquer un peu, mais on y a droit. Cela peut s’avérer même nécessaire. Comme si tu sautais dans une piscine profonde, et que tu te laisses couler peu à peu jusqu’au fond… tu restes là quelques secondes, puis après hop, une bonne impulsion du bout du pied, et tu surgis hors de l’eau pour reprendre ton souffle. Et sortir de l’eau.

    1. dollyjessy dit :

      Mais oui c’est bien le pire : des gens parfaitement éduqués et très intelligents tombent dans le panneau à la moindre occasion ! Merci pour ton commentaire, et ta jolie métaphore de la piscine qui me parle beaucoup Amandine ;)

  6. Ju ☮ dit :

    J’ai beaucoup aimé lire cet article, et je crois qu’au fond, tous les humains sont comme ça. Ou l’a été un jour, car on ne cesse d’évoluer, pas vraie?
    En tout cas tu pourrais tenir une conférence sur le développement personnel avec cet écrit! Bravo
    xo, Ju
    http://julafille.blogspot.fr/

    1. dollyjessy dit :

      Contente que l’article te plaise Ju. Ahaha pas sure que ce soit mon truc ce genre de conférences, mais je vais y penser ^^ Bises, à bientôt.

  7. @pleasemypinkshoes dit :

    Que dire… BRAVO! Heureusement que certaines personnes évoluent :) Déjà que le monde est complètement DINGUE… alors je n’ose même pas l’imaginer sans une infime « évolution ».

    Tu as trouvé les bons mots à mes yeux :)

  8. Céline dit :

    Salut Jess !
    Je suis tout à fait d’accord avec toi en ce qui concerne la recontextualisation des choses. Beaucoup de gens, et cela m’arrive aussi parce que je fais partie de cette société, ont un avis tranché sur une question particulière sans même se mettre à la place des personnes qui prennent une toute autre décision. Avec le temps, j’ai appris à me mettre à la place des autres, j’ai toujours eu beaucoup d’empathie pour eux, en me disant « je ne vis pas leur vie, on est tous différents, ils ont leur raison ».
    Par exemple, j’ai une amie qui voit un garçon depuis un peu plus de 2 ans et ils ne sont pas vraiment en couple (même s’il y a des efforts de faits) et elle l’aime. Mais elle sait pertinemment que tout ça ne mènera à rien, qu’il n’est pas pour elle parce qu’il est trop différent d’elle. Et c’est depuis 5 ou 6 mois que j’arrive à accepter cela. Avant je me disais « Je ne comprends pas. Pourquoi rester avec une personne qui n’éprouve pas les mêmes choses à ton égard ? Si tu sais pertinemment que ça va se terminer pourquoi rester ? Quel est l’intérêt de cette relation si tu sais que tu souffriras ? » Mais voilà, son contexte familial fait qu’elle a besoin de compenser un manque d’amour et qu’elle a besoin de quelque chose de « stable » pour être bien. SI je ne comprenais pas, c’est parce que moi je ne pourrai jamais faire ça. Mais il faut voir plus large, il faut resituer le contexte, et c’est ça qui m’a permis de prendre du recul. Enfin voilà, je te raconte ma vie, ou plutôt celle e mon amie lool ^^ mais je pense comprendre ce que tu cherches à dire =)

    Bisous DollyJessy !

    1. dollyjessy dit :

      J’ai vécu des situations similaires avec des amis, je ne te cache pas que cela n’a pas toujours été facile d’être ouverte d’esprit, donc je comprends parfaitement. Mais je t’en prie raconte ta vie, c’est le but ;) Bisous Céline.

  9. Audrey dit :

    C’est marrant quand j’étais jeune je complexais beaucoup de ne pas avoir d’avis tranché sur le monde. Et j’admirais les personnes capables de camper fièrement sur leurs positions, d’avoir réponse à tout, sans changer d’avis. Je me mettais constamment à la place de tout le monde, pour voir à travers sa situation… Jusqu’à douter de tout, jusqu’à tout remettre en question constamment.( j’en étais à trouver des justifications à la pédophilie, c’est pour dire ) Même si avec l’âge, je ne remets plus tout en question, je me dis avec ton post que c’est pas plus mal d’avoir une certaine capacité d’empathie! Mais que finalement la connerie est souvent du à un besoin de sécurité… C’est facile quand on a l’impression de pouvoir définir le monde sans trop se poser de questions… Enfin je sais pas si c’est très clair ce que je raconteBref ton post est intéressant ! Bis

    1. Amandine Sauret dit :

      « Mais que finalement la connerie est souvent du à un besoin de sécurité… C’est facile quand on a l’impression de pouvoir définir le monde sans trop se poser de questions… »
      C’est tout à fait ça. Mais c’est également tellement facile de se comporter ainsi… je trouve ça triste, mais il faut faire avec, ce n’est pas demain la veille que cela changera.
      Et rassure-toi, tes propos sont très clairs. ;)

      1. dollyjessy dit :

        Oui mettre dans des cases et accoler des étiquettes revient à se rassurer au fond, d’ailleurs j’en parlais dans mon article sur l’âge si tu veux y jeter un oeil :) Merci pour ton retour, c’est rassurant ! A très bientôt Amandine.

    2. dollyjessy dit :

      Je comprends ce que tu dis, car à force de vouloir prendre du recul sur tout, on se retrouve à ne pas avoir d’avis du tout, je suis passée par une période comme ça, mais maintenant je m’efforce juste de rester tolérante même si j’ai un avis tranché. Et on ne peut pas tout être d’accord de toute façon ^^ Le tout est donc de trouver un juste milieu en terme d’empathie. Si si rassure toi c’est très clair Audrey ;) A très vite.

  10. Evelita dit :

    coucou
    c’est vrai, on apprend des autres mais pour autant, nous avons tous le droit d’avoir des avis, envies différentes. La sagesse est l’écoute, rester neutre (oui je sais, pas facile). Je fus comme toi aussi, maintenant, je relative, enfin, j’essaie !

    1. dollyjessy dit :

      Tout à fait, on a tous le droit d’avoir un avis tant qu’il n’atteint pas injustement quelqu’un d’autre. Je ne suis plus vraiment comme ça, mais parfois on retombe dans ses travers :) Merci pour ton commentaire !

  11. Jack dit :

    Je dois avouer que je suis abominablement têtu et qu’une fois que j’ai « étudié » quelque chose et que j’ai pris position je ne change plus d’avis.

    Ca ne veut pas dire que j’ai un avis tranché sur tous les sujets mais dans certains cas, notamment au travail, si j’estime que j’ai raison il n’est pas question de faire autrement et ça peut tourner à la « guerre de tranchées ». En général, si ça en arrive là, c’est que j’ai donné des arguments pour expliquer ma position mais qu’en retour, on ne m’a « rien » donné : on fait autrement sans aucune justification, sans discuter de ce que j’ai « apporté ». Ca, je ne supporte pas.

    Je suis perfectionniste et je déteste faire une erreur. Hier, j’en ai fait une au travail. C’était la première de ce type depuis que je suis dans le service. Impossible de la rectifier moi-même : c’est le chef qui doit le faire. Pas de conséquence : ça prend 5 minutes et ça rentre dans l’ordre, mais je m’en veux encore. Pour moi, quelque part, c’est une faute professionnelle même si elle est sans conséquence.

    D’un autre côté, en général, j’ai plutôt de bons rapports avec mes collègues et je revois régulièrement des anciens collègues d’autres services et on passe de bons moments, ce qui est plutôt sympa.

    Un jour, pour le travail, j’ai dû passer des tests psychologiques. La conclusion, c’est que j’étais « intolérant et accommodant » ce qui est assez contradictoire. Ce qui se passe c’est que, d’une part, quand j’ai pris position sur un sujet, je ne change plus d’avis, ce qui est l’aspect « intolérant » mais d’autre part, quand ce sont des choses sans conséquences, pour moi si quelqu’un pense autrement, je ne fais rien pour le faire changer d’avis (surtout s’il m’apporte des éléments que je ne connais pas) : je dis comment je pense et pourquoi, l’autre me dit ce qu’il pense et pourquoi et je m’en tiens là : ça ne tourne pas à la dispute ce qui est l’aspect « accommodant » je suppose. Par contre, quand ça concerne le travail, là rien à faire : on le fait d’une façon et pas de 36 et en cas de discordance, le chef doit trancher et quand je suis en désaccord avec le chef, je lui démontre et à lui de me prouver qu’on doit travailler autrement.

    A propos de cette fameuse peine de mort, pendant des années, j’ai toujours été persuadé que j’étais partisan de la peine de mort. Et puis, en réfléchissant, je me suis rendu compte que c’était facile d’être « pour » car elle n’est plus appliquée chez nous et qu’elle ne le sera plus jamais. Alors, je me suis une fois demandé comment ça se passerait si elle était appliquée : il y aurait un jugement, une délibération, une sentence et un beau matin, on apprendrait que Untel a été exécuté. En imaginant vraiment ce que ça voulait dire, en me disant qu’un jour, on sort quelqu’un d’une cage, qu’on l’emmène quelque part et qu’on le tue, je me suis vraiment senti mal. Quel que soient les actes que la personne ait pu commettre, je ne parvenais plus à admettre que dans l’Etat démocratique dans lequel on vit puisse tuer quelqu’un comme ça, de sang froid, que ce soit légal.

    D’un autre côté, je n’ai aucun problème avec un bandit qui se fait abattre lors d’une intervention ou que quelqu’un tue par vengeance. Ca, je l’admets et je l’excuse car la situation n’est pas du tout la même : d’un côté on tue quelqu’un de neutralisé qui ne représente plus de menace. D’un autre on se défend ou une situation a fait que le préjudice est tellement important qu’on n’a plus que la vengeance : ce n’est peut-être pas beau, mais c’est humain.

  12. Anaïs dit :

    Travaillant dans le design, je côtoie par dizaine les gens que tu décris (mais je ne me fais pas d’illusion, ils sont partout), qui jugent et sont si étroit d’esprit ! Eux, « les artistes » qui ne jurent que par la VO, les films d’auteurs, et la culture. Bien campés sur leurs préjugés et qui pensent que rien, ni personne ne peut les égaler. Et j’en faisais partie, avant de me rendre compte que la vraie preuve d’intelligence c’était d’accepter les autres comme ils sont, en partant du principe qu’ils auront forcément quelque chose à m’apprendre…

    Merci pour ce beau coup de gueule ! Nous sommes encore loin de la tolérance à toute épreuve.

    1. dollyjessy dit :

      Oui ils sont partout, mais tu pointes du doigt un fait intéressant, je trouve aussi que dans les milieux élitistes l’intolérance est parfois extrême, tu devrais aimer mon article « Il jouait du Piano debout » ! Ravie que l’article te parle Anaïs. A bientôt.

  13. Alice EnRose dit :

    J’ai beaucoup aimé ce post et suis à 100% d’accord.

    J’ajouterai une citation importante :
    « Regarde au delà de ce que tu vois » – Rafiki

    1. dollyjessy dit :

      Quoi de mieux que la citation d’un disney ? ^^

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